Publié le Samedi 30 Novembre 2013 à

Culture > Cinéma

Belmondo, Aldo Maccione, Rémy Julienne... derniers adieux de la «bande à Lautner»

Afp

Voir aussi : Belmondo, Maccionne et cie: l’adieu à Georges Lautner

Parmi quelques centaines d’anonymes, certains des derniers représentants de la «bande à Lautner», Jean-Paul Belmondo, Aldo Maccione ou Rémy julienne, sont venus rendre un ultime hommage à Nice à l’inoubliable auteur des «Tontons flingueurs», a constaté samedi une journaliste de l’AFP.

AFP

Echarpe orangée et manteau noir, «Bébel», l’un de ses acteurs fétiches, est arrivé aux funérailles de son ami Georges Lautner à bord d’un flamboyant coupé sport rouge, accompagné de son fils Paul et de l’acteur Charles Gérard («Le guignolo», «Flic ou voyou»). Avant d’entrer sous les applaudissements de la foule dans la cathédrale baroque Sainte-Réparate, nichée au coeur du Vieux-Nice, l’acteur, s’appuyant sur une canne, a confié son «émotion» en ce jour de deuil. «C’est triste, hein ! Mais on sera gai quand même, a-t-il ajouté, car Georges avait la gaieté», a-t-il dit, sourire aux lèvres.

«C’était un géant, je pense toujours à lui, il me manque énormément. Viva Georges, ciao Georges !», a lancé à la cantonade l’acteur italien Venantino Venantini, l’une des dernières figures des «Tontons».

«On a perdu quelqu’un de bien, un grand monsieur», a renchéri son compatriote Aldo Maccione. Comme réalisateur, «il n’avait qu’un défaut : le matin il nous disait de faire ça et une heure plus tard, il nous disait de faire autrement et quand on lui demandait pourquoi, il disait +c’est plus naturel+. Et on le faisait !», s’est remémoré l’acteur avec nostalgie.

«C’est vrai que ce n’était pas facile tous les jours», s’est souvenu son ancien assistant, Jean-Michel Carbonnaux, qui a travaillé sur une douzaine de ses films entre 1969 et 1981, notamment dans les studios niçois de la Victorine. «Il n’y a qu’un seul truc qu’on ne pouvait pas lui dire, c’est : +on peut pas tourner+.... Mais ce fut passionnant. C’était un des plus grands monteurs du cinéma français», a-t-il ajouté, submergé par l’émotion.

Aux côtés de la famille du réalisateur mort à Paris le 22 novembre à l’âge de 87 ans, on pouvait également voir Rémy Julienne, qui a réalisé les cascades dans de très nombreux films de Lautner, ainsi que de nombreuses personnes ayant travaillé avec lui, notamment sur la Côte d’Azur.

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, était représentée par Denis Lorche, directeur de la Drac de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, et le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, faisaient également partie de l’assistance, de même que le sénateur-maire de Grasse, Jean-Pierre Leleux, ami intime de la famille Lautner.

La cérémonie, autour du cercueil en bois clair sans fioritures, empreinte d’une «simplicité qui touche presque au dépouillement» comme l’a souligné le curé de la paroisse, Michel Angella, s’est terminée selon les dernières volontés du défunt par un «Happy days» d’Aretha Franklin repris en coeur dans les rues du Vieux-Nice par la foule qui l’accompagnait sous une pluie glacée vers sa dernière demeure.

Le cinéaste a été enterré en toute intimité dans un caveau familial du cimetière du Château, qui surplombe le Vieux-Nice, aux côtés de sa mère, l’actrice Renée Saint-Cyr, et de son épouse Caroline avec qui il eut deux enfants.

Très attaché à sa région natale, Georges Lautner résidait depuis 1960 à Grasse dans un vieux moulin ayant appartenu à sa mère.

Galerie photo.

Belmondo, Maccionne et cie: l’adieu à Georges Lautner

(Photos AFP)

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