Publié le Samedi 21 Décembre 2013 à

Régions > Tournai > Actualité

Le maïeur de Pecq : «Diabétique, boire une bonne Duvel est pour moi thérapeutique»

Albert Desauvage

Marc D’Haene est l’un des plus anciens maïeurs de Wallonie picarde. A 63 ans, il annonce que cette législature est celle de son dernier mandat. Peut-être se représentera-t-il, mais en soutien de celui qu’il voit bien comme son successeur : René Smette. Dans cette interview, Marc D’Haene n’élude aucun sujet : sa satisfaction du travail de son Collège, sa famille,  sa femme... et la Duvel!

Le maïeur compte raccrocher à la fin de la législature. Peut-être il poussera, mais plus jamais il tirera !

B.LIBERT

Le maïeur compte raccrocher à la fin de la législature. Peut-être il poussera, mais plus jamais il tirera !

Depuis un peu plus d’un an, vous êtes à la tête d’un Collège dans lequel votre groupe ne dispose plus de la majorité absolue. Comment ça se passe avec le PS ?

Je suis ravi, ça se passe bien ! On a bien connu quelques petits soucis, des échevins se mêlant un peu trop des attributions des autres, mais après une période de rodage je pense que tout est rentré dans l’ordre. Par contre, je ne vous cacherai pas que nous avons connu quelques frictions avec Samuel Denis et sa nomination. En ce qui me concerne, je dis que c’est le choix de la minorité  qui a été fait, mais la presse a exagéré les conséquences de ce différend.

Lors de la campagne de 2012, vous aviez annoncé que vous exigeriez que vos échevins consacrent un mi-temps à leur fonction. On en est loin...

Tout le monde est au moins à 4/5 temps et René (Smette) est à quelques mois de la retraite. Je compte beaucoup sur lui, sur sa compétence, sur sa disponibilité à venir.

Vous n’avez pas toujours pensé cela de lui...

Vous avez raison. Je suis étonné de ce qui se passe. Mais je dois vous dire que lorsqu’il était dans la minorité, il était certes percutant, mais jamais agressif et irrespectueux vis-à-vis de ceux qui ne pensent pas comme lui. Il a une vision pour la commune.

Ce n’est pas le cas de tout le monde selon vous ?

Je vois où vous voulez en venir. Mais si voulez parler d’André Demortier, stop ! Je préfère ne pas parler de lui ou alors nous arrêtons là cette interview.

Vous êtes bourgmestre de Pecq depuis 1995, comptez-vous vous arrêter un jour ?

C’est mon dernier mandat en tant que bourgmestre ! Mais je ne dis pas que je ne me remettrai pas sur la liste pour la pousser.

Evidemment, c’est un peu tôt, mais un an après l’entrée en fonction du nouveau Collège, pensez-vous à quelqu’un pour vous succéder ?

Oui, René Smette ! Il est celui qui s’intéresse le plus à la vie de la commune. Et puis, dans quelques mois, comme il sera retraité, il aura du temps, il a l’énergie.

René Smette n’est pas le premier nom cité pour votre succession. Il y a quelques années, on parlait beaucoup de Damien Delsoir que l’on voyait comme votre fils spirituel...

Damien est un garçon intelligent mais impulsif, c’est dommage ! Je n’ai jamais compris pourquoi il a voulu m’écarter, alors qu’il lui suffisait d’être patient. Je n’ai jamais rien eu avec lui et, un matin, il m’a annoncé qu’il allait déposer une motion. Je n’ai jamais compris ses motivations. Et jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais reçu le moindre mot d’excuse de sa part, même lorsqu’il a souhaité me rencontrer avant l’examen au poste de directeur général de la commune. Il a été particulièrement blessant vis-à-vis de ma famille. Il aurait été difficile, même impossible pour moi de travailler encore avec lui.

Demortier, Delsoir, Samuel Denis, vos ex-échevines... on parle depuis des mois du cirque pecquois. Où est le problème de votre commune ?

La presse jour son rôle, mais elle exagère ! Voyez comment ça se passe dans d’autres communes, vous trouvez que c’est mieux ?

Votre dernière sortie sur Ideta a fait réagir Rudy Demotte. Vous comptez toujours rejoindre l’intercommunale IEG, par faute d’engagement d’Ideta dans votre commune ?

Rudy Demotte peut dire ce qu’il veut, tout Rudy Demotte qu’il est ! J’attends depuis des années des projets concrets pour Pecq. Il faut savoir qu’en ce qui concerne le Paco et le Pont Bleu, c’est moi qui aie obtenu l’accord du ministre de l’époque, le MR Michel Foret. Ideta n’en voulait pas. D’ailleurs, à l’époque, j’avais refusé de cautionner le plan stratégique de l’intercommunale parce qu’il ne répondait pas aux attentes de Pecq. Maintenant, nous avons eu une réunion, il y a une dizaine de jours, une autre est programmée le 30 janvier 2014. J’attends des avancées pour cette date.

Faites de sudinfo.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent