Publié le Mardi 24 Décembre 2013 à

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Tournai: la maman de Randy Gobert, tué ce week-end, en veut au conducteur

Rédaction en ligne

Samedi, Randy Gobert était le vingt-deuxième jeune de moins de 35 ans qui perdait la vie sur les routes de Wallonie picarde. Nathalie Roose, sa maman, n’arrive pas à comprendre les raisons qui ont poussé son fils à monter dans la voiture d’un de ses amis. Nathalie ne souhaite avoir aucun contact avec le conducteur qui n’était, semble-t-il, pas en état de conduire au moment de l’accident.

Nathalie, la maman de Randy Gobert, ce jeune Rumois de 19 ans décédé sur le boulevard Lalaing à Tournai samedi matin, était en train de se recueillir auprès de son fils quand nous l’avons contactée. « Il y a 13 ans, mon père est décédé dans un accident. Randy était avec lui. Il avait échappé à la mort. Cette fois, elle l’a rattrapé… Je ne comprends toujours pas pourquoi il n’a pas repris son véhicule et pourquoi il se trouvait dans celui de son ami », explique-t-elle avec beaucoup d’émotion dans la voix. Comme nous, Nathalie a eu le temps de lire le message laissé par l’ami de Randy sur les réseaux sociaux quelques heures avant le drame. Un message qui a depuis été supprimé, mais qui laissait clairement entendre que ce conducteur n’était pas en sang frais au moment où il a repris le volant. « Je suis très à cheval sur la sécurité. Oui, je lui en veux », dit-elle alors que l’on sent le son de sa voix se durcir. « Je ne veux plus de contact avec lui. Pourquoi Randy n’a-t-il pas repris sa voiture. Elle était plus sécurisée que celle de son ami. La voiture accidentée n’avait même pas d’airbag », ajoute-t-elle.

Il semble évident que ces deux jeunes n’avaient pas vraiment organisé leur retour de soirée. Nous ne blâmerons pas le jeune conducteur au volant du véhicule qui est sorti de la route, mais l’on sait déjà qu’il regrettera toute sa vie ce retour de soirée. Pourtant pour ne pas finir dans un cercueil de tôles, il vaut mieux appeler un proche ou prendre un taxi. Rouler sous influence n’est vraiment pas une solution. C’est d’ailleurs une attitude qu’avait toujours eue Randy. « Mon fils sortait parfois l’été pour les chapiteaux, mais il n’hésitait pas à nous appeler vers 4 ou 5 heures du matin pour rentrer », dit-elle.

Frédéric Portante

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