Publié le Vendredi 14 Février 2014 à

Culture > Médias

Quatre avis du Conseil de déontologie

Rédaction en ligne

A l’occasion de sa séance plénière de ce mercredi 12 février 2012, le Conseil de déontologie journalistique a rendu des avis relatifs à divers dossiers en cours. A la demande du CDJ, nous publions ces avis ci-après.

Le Conseil de déontologie journalistique a constaté ce 12 février que Nord Eclair a commis des fautes déontologiques dans des articles publiés le13 septembre et 17 octobre 2013 au sujet de l’école communale de Pottes (Celles). Le directeur de l’école, qualifié de tricheur et de fraudeur, s’était plaint au Conseil qui lui a donné raison sur certains points. Pour le CDJ, la gestion d’une école de village d’une part et des finances communales d’autre part relève de l’intérêt général. Il était légitime, de la part des médias, de s’intéresser à d’éventuelles fraudes ayant des conséquences potentielles pour la commune. Mais vu la gravité des accusations lancées contre le directeur de l’école, le journaliste aurait dû donner au préalable au directeur l’occasion de réagir ; il ne l’a pas fait. De plus, les articles contiennent des informations inexactes qui portent sur des éléments importants.

Par contre, le CDJ n’a pas retenu d’autres griefs formulés dans la plainte envers le média et le journaliste. Celui-ci n’a pas fait preuve de parti-pris ni témoigné d’une intention de nuire à l’égard du directeur de l’école, pas plus qu’il n’a brisé le huis-clos du Conseil communal. La décision complète se trouve sur le site http://www.deontologiejournalistique.be/?avis-particuliers .

Le Conseil de déontologie journalistique a considéré ce 12 février que SudPresse a commis des fautes déontologiques dans un article publié le 20 septembre 2013 et dans les illustrations qui l’accompagnaient. Cet article était consacré au retard de nomination définitive de M. Philippe Stratsaert comme chef de corps de la police de Charleroi. Il contenait des suspicions graves envers le commissaire qui exigeaient de lui donner l’occasion de répliquer avant publication, ce qui n’a pas été fait. Les difficultés généralement rencontrées, selon le média, par les journalistes à Charleroi pour obtenir des réactions officielles n’excusent pas l’absence d’un tel contact. De plus, la légende de la photo affirmait un lien de causalité entre deux faits alors que ce n’était qu’une hypothèse.

Dans les éditions de SudPresse à l’exception de celle de Charleroi, la page Une présentait une confusion portant injustement atteinte à l’honneur de M. Stratsaert. Une légende de photo laissait en effet entendre que celui-ci était « inquiété » dans un rapport sur des délits comme la drogue et l’alcoolisme dans la police. Il s’agissait pourtant de deux sujets totalement distincts. M. Stratsaert n’était en rien concerné pas ce rapport. Sur ces trois points, la rédaction de SudPresse n’a pas respecté la déontologie professionnelle des journalistes.

Le Conseil de déontologie journalistique a considéré ce 12 février que SudPresse a commis une faute déontologique dans la publication d’une photo illustrant un article paru le 17 octobre 2013. Cet article était consacré à l’agression dont une dame a été victime à Liège. M. Gilbert Bodart s’était porté à son secours. Outre la photo de l’ex-footballeur, SudPresse a aussi publié à deux endroits la photo de la victime alors qu’elle-même et sa famille avaient expressément et clairement exprimé leur opposition à la publication. La victime a alors introduit une plainte au CDJ contre SudPresse. Dans certaines conditions, les rédactions peuvent passer outre au refus de publication d’une photo. Mais aucune de ces conditions n’est remplie ici : la plaignante n’est pas une personnalité publique, l’information principale est l’intervention de M. Bodart et la photo de la plaignante ne contient aucune information d’intérêt général. Sa publication contrevient donc à l’article 24 du Code de déontologie journalistique qui affirme le droit d’une personne sur son image.

Par contre, et contrairement à ce qu’affirmait la plaignante, le CDJ n’a pas constaté de faute dans la manière par laquelle la journaliste a obtenu la photo en question.

Le Conseil de déontologie journalistique a constaté que le journaliste Quentin Deuxant et La Meuse ont respecté les règles déontologiques du journalisme dans l’information donnée en 2013 sur une procédure judiciaire en cours au tribunal de Neufchâteau. Le CDJ avait reçu une plainte d’un habitant de Bertrix lui-même poursuivi en justice pour harcèlement de la police locale. Cet habitant avait émis

des reproches à l’encontre des comptes-rendus d’audience publiés par La Meuse. Parmi ces reproches figuraient l’atteinte injustifiée à son honneur, la déformation des faits, l’atteinte à la vie privée… Le Conseil de déontologie a examiné les articles en détail et n’y a constaté aucun manquement à la déontologie journalistique.

La décision complète se trouve sur le site http://www.deontologiejournalistique.be/?avis-particuliers

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