Publié le Lundi 17 Février 2014 à

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Assises Hainaut : Cazzetta, le cerveau des évasions pour les parties civiles

Belga

La cour d’assises du Hainaut a entendu lundi après-midi les dernières plaidoiries des parties civiles au procès de Julien Cazzetta, accusé du meurtre de Vincenzo Taibbi, le 30 novembre 2010 à Gosselies, de prises d’otages, de vols avec violences... Des parties civiles profondément marquées par les prises d’otages lors des évasions.


Cazzetta avait pris des gardiens de Tournai en otage

Montage sudpresse

Cazzetta avait pris des gardiens de Tournai en otage

Jérémie Solvel, Kevin Skaluba et Hicham Mimi sont également dans le box des accusés.

Dans l’après-midi, ont été entendus les avocats des agents pénitentiaires victimes de la tentative d’évasion de Julien Cazzetta de l’établissement pénitentiaire de Tournai, le 3 juin 2012.

Après avoir retracé la chronologie des faits, Me Jean-Philippe Rivière a souligné que tous les éléments constitutifs d’une prise de d’otage étaient réunis pour les trois agents pénitentiaires. «Quand on tient à la merci quelqu’un dans un but précis, cela s’appelle une prise d’otage», a indiqué l’avocat qui a plaidé l’incapacité permanente dans le chef de deux des victimes, en se basant sur les trois rapports des experts psychologues et psychiatres.

«Cazzetta a menacé de tout faire péter. Chaque seconde de cette progression vers la sortie, les gardiens se sont vus morts», a expliqué l’avocat.

Me Yves Druart a pointé la terreur que les agents avaient ressentie lors de cet événement vécu sur leur lieu de travail.

Selon Me Sebastien Tounkara, les gardiens de prison évoluent dans une véritable forteresse où chaque détenu peut représenter une bombe humaine prête à exploser à chaque instant. «Les gardiens nous protègent mais qui les protège, eux?», a interrogé l’avocat.

Me Tounkara a ajouté que dix jours après les faits, ses clients avaient reçu un courrier émanant de l’administration de la Justice qui précise que «vu le caractère banal de la situation», les agents qui ont été témoins des faits mais non menacés directement, n’étaient pas considérés comme ayant eu un accident de travail. «Il semble que ni leur sécurité ni la nôtre ne soit une priorité», a conclu l’avocat.

Les plaidoiries se poursuivront mardi matin.

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