Publié le Jeudi 20 Février 2014 à

Culture > Cinéma

FIFA de Mons: coup de cœur à Dominique Pinon, une vraie gueule de cinéma

Au Festival de Mons, Pierre Germay

Connu, au cinéma comme au théâtre, pour sa gueule d’acteur, lancé par Beineix dans les années 80 («Diva», «La lune dans le caniveau», «37,2°, le matin») avant d’intégrer l’univers de Jean-Pierre Jeunet («Delicatessen», «Alien, la résurrection», «Le fabuleux destin d’Amélie Poulain»), Dominique Pinon est l’un des coups cœur de ce 30e Festival International du Film d’Amour de Mons.

ERIC GHISLAIN

Brève rencontre avec l’un des seconds rôles du cinéma les plus sous-estimés.

Comment définiriez-vous l’amour au cinéma ?

«L’amour, c’est ce qui nous anime. Au cinéma, il y a quasiment toujours de l’amour. Et il y a tellement d’aspects, tellement de façons pour décliner l’amour au cinéma.»

Quel serait ainsi votre film d’amour préféré ?

«Impossible de répondre à pareille question. Disons « Manhattan » de Woody Allen. Ou un film de Casavettes, avec Gena Rowlands. Et puis « Un homme et une femme » de Lelouch, bien sûr.»

Précisément, comment avez-vous rencontré Claude Lelouch avec qui vous avez tourné à plusieurs reprises ?

«La première fois, c’est quand j’étais très jeune comédien. En fait, il m’avait filmé lors de bouts d’essais en vue « Partir, revenir ». Puis, un jour, il avait besoin de quelqu’un qui aie de l’expérience et il s’est souvenu de moi. C’était pour « Roman de gare ». C’est un film qui parle beaucoup d’identité. Et comme je suis un peu moins marqué comme acteur, c’est peut-être pour cela qu’il m’a choisi. C’est un film que j’adore, c’était vraiment un très beau cadeau de sa part

Il y a aussi Jean-Pierre Jeunet qui a beaucoup compté pour vous ?

«On est arrivé de province à Paris en même temps, par hasard. J’ai passé des essais pour lui. Il m’avait vu dans « Diva » de Beineix. « Delicatessen » était un premier film pour tous, pour lui, pour moi, pour l’équipe technique, c’est ainsi qu’on a fait ce premier film avec un grand enthousiasme.»

Vous montez aussi très souvent sur les planches de théâtres ?

«Oui et j’ai une anecdote à ce sujet : lors de ma toute première pièce, un journaliste des chroniques littéraires a terminé son papier en écrivant : retenez bien son nom, Dominique Pisson !!!»

Un peu à l’instar d’un Michel Galabru, vous jouez des premiers rôles au théâtre et le plus souvent des seconds rôles au cinéma : pourquoi ?

«C’est peut-être que les gens de cinéma n’y connaissent rien ! Moi, je ne peux exister que si je fais les deux, du cinéma et du théâtre, c’est le même métier. Et puis il y a des seconds rôles qui frappent plus que des premiers rôles. Ceci dit, je suis toujours demandeur. Et premiers rôles ou seconds rôles, peu m’importe, je suis heureux comme ça.»

Votre parcours est jalonné d’amis réalisateurs avec qui vous avez tourné plusieurs fois. C’est important l’amitié dans ce métier ?

«Oui mais c’est aussi important de découvrir de nouveaux talents. J’essaie toujours de mettre la barre plus haut.»

Aimeriez-vous passer à la réalisation ?

«Non. J’aurais bien l’envie de raconter une histoire, mais la réaliser, non ! J’aurais beaucoup de mal, je crois. Moi, j’aime jouer, être dirigé.»

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