Publié le Mardi 25 Février 2014 à

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Mort de deux ouvriers à Hyon: 3 ans après, le procès va débuter

Rédaction en ligne

Le 25 mars prochain s’ouvrira, au tribunal correctionnel de Mons, un procès pour homicide par défaut de prévoyance dans le cadre du décès de Cédric Maton et Julien Père, le 28 avril 2011 à Hyon. Les deux ouvriers n’avaient pas pu échapper à un effondrement de terre alors qu’ils travaillaient sur un chantier. Pour les familles, le travail de la justice a enfin commencé. Aujourd’hui, les proches témoignent et racontent à quel point l’attente de ces trois dernières années a été difficile à supporter.


Les parents de Julien et son petit frère espèrent pouvoir enfin avancer après le procès.

D.R.

Les parents de Julien et son petit frère espèrent pouvoir enfin avancer après le procès.

En décembre dernier, nous vous relations l’angoisse et le désarroi de la famille de Julien Père, un homme originaire de Jurbise. Les parents de cet ouvrier – décédé à 20 ans alors qu’il travaillait sur un chantier rue Monte en Peine à Hyon – désespéraient de voir un jour la justice établir les responsabilités de cet horrible drame.

L’annonce de ce procès au tribunal correctionnel s’accompagne donc d’un grand soulagement pour eux. «Cela fait trois ans que nous attendons cela! Nous sommes une famille détruite. Cette attente du travail de la justice s’apparentait, pour nous, a de l’indifférence face au drame que nous vivons. C’est comme si on tuait notre fils une deuxième fois. Nous espérons maintenant que les responsabilités seront établies», explique le papa de l’une des victimes.

Pour rappel, Cédric Maton (âgé à l’époque de 30 ans) et Julien Père œuvraient à la construction d’un mur de soutènement de cinq mètres quand ils ont été ensevelis par des tonnes de terre. Coincés au fond, les deux ouvriers sont décédés sur le coup.

On ignore encore qui se tiendra exactement sur le banc des accusés. Quoi qu’il en soit, la longue enquête est enfin achevée et une décision de justice va enfin pouvoir être prise. «Jusqu’à maintenant, nous avions trop de questions. Il y avait trop de zones d’ombre et trop de doutes pour pouvoir commencer un véritable travail de deuil. Nous comptons beaucoup sur la justice pour faire la lumière sur tout ce qui s’est passé ce jour-là. De cette façon, nous allons pouvoir enfin avancer», précise la famille.

Plus d’infos dans l’édition de ce mardi.

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