Publié le Jeudi 27 Mars 2014 à

Régions > Luxembourg > Sports

Football: Aline Zéler (Standard) compte jouer jusque ses 34 ans

Rédaction en ligne

Aline Zeler est joueuse du Standard de Liège Fémina et vient de fêter son quatrième titre en bord de Meuse. Le quatrième sacre d’affilée pour le club liégeois mais le cinquième de suite pour la jeune femme originaire de Vaux-sur-Sûre qui avait été sacrée une première fois en 2010 avec Saint-Trond.


Aline Zéler sous le maillot de la Belgique

Photo News

Aline Zéler sous le maillot de la Belgique

Aline, vous venez de fêter un nouveau titre avec le Standard, c’est une fierté pour vous, pas vrai ?

Oui, c’est génial. Surtout quand on sait que c’est notre titre d’affilée. On assure donc une participation à une compétition. Maintenant, notre saison n’est pas encore terminée. La Coupe de Belgique (NDLR : les Liégeoises sont toujours en lice, elles affronteront Anderlecht en demi-finale au mois de mai).

Quelles seront vos prochaines ambitions avec le Standard ?

Tout d’abord, j’aimerais continuer le foot en D1 jusque mes 34 ans. Maintenant, je me rappelle de Guy François qui évoluait encore en Promotion à Bercheux à 40 ans. Donc, on ne sait jamais. Mais jouer jusque 34 ans me semble déjà plus que bien. Ensuite, bien évidemment, gagner encore des titres avec le Standard mais également avec l’équipe nationale.

À 30 ans, est-ce qu’on pense déjà à l’après-carrière ?

Oui, c’est certain. J’ai plusieurs projets pour la suite. Déjà, passer le brevet d’entraîneur de foot. Je ne sais pas encore vers quel type d’équipe je me tournerai. Ensuite, collaborer avec l’Union belge. Si cela se fait, je travaillerai pour la propagande du foot féminin en Wallonie.

En février, vous avez élu mérite sportif 2013 de la province de Luxembourg, une surprise ?

Un peu quand même. Je suis contente que le sport féminin soit de plus en plus médiatisé. Maintenant, je peux comprendre ceux qui pensaient que ce serait Thomas Meunier. Il a réalisé de très bonnes choses du côté de Bruges.

Vous êtes également professeur à mi-temps. Avec le foot qui prend une place importante, ce n’est pas difficile à gérer ?

Si, effectivement. Mon travail de professeur de primaire à mi-temps à Bruxelles me prend pas mal de temps. Mais avec les entraînements, quatre par semaine, et le match le week-end, c’est un rythme de vie assez dur. Des fois, cela arrive qu’on joue un match en semaine et donc il faut prendre congé. Ce n’est pas évident tous les jours, surtout en hiver. Mais quand on aime, on ne compte pas (rires).

Est-ce qu’une carrière de footballeuse est viable sans travail sur côté ?

Non, pas du tout. Nous ne gagnons quasiment rien. Je pense qu’un joueur masculin de P1 ou P2 gagne plus que moi. Nous avons tous les avantages d’un club masculin de D1 mais pas leur salaire (rires).

Faites de sudinfo.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent