La Louvière: Un huissier saisit un tableau de la Ville

Elle n’a pas payé pour une condamnation sur une redevance.  D.C.

Elle n’a pas payé pour une condamnation sur une redevance. D.C.
    Le 6 mars, un huissier de justice est venu marquer un tableau appartenant à la commune. Prochaine étape: la vente de l’œuvre d’art. La Ville, condamnée en juillet dans le cadre d’une redevance City Parking, n’a toujours pas réglé la somme demandée.

    Giancarlo Cataldo

    450 € à titre de dommages et intérêts pour procédure téméraire et vexatoire, 300 € encore de dommages et intérêts, 300 € d’indemnités en procédure: soit un total de 1.050 €. C’est le montant que la Ville de La Louvière devait verser à l’un de ses administrés, résidant à la rue De Brouckère, qui refusait de payer sa redevance stationnement (voir ci-dessous).

    Les autorités communales auraient-elles fait le choix d’imiter l’administré et ne pas régler la facture? Car huit mois après la décision du tribunal, l’argent n’a toujours pas été versé sur le compte de la personne. Le 17 octobre 2008, un huissier vient signifier son devoir de paiement à la Ville. Le 11 février 2009, il revient pour commandement de paiement.

    Finalement, l’argent n’ayant toujours pas été versé, l’huissier se rend à la Ville le 6 mars et marque un tableau artistique. Si d’ici le mois d’avril, la Ville n’a pas réglé ce qu’elle doit, une vente de l’œuvre sera organisée pour régler la facture et les frais d’huissier.

    Contacté hier, Jacques Gobert a mené son enquête au sein des couloirs de l’administration communale et explique les raisons de ce retard: “ Le délai de paiement signifié était très court. Il faut savoir que, dans une administration telle que La Louvière, nous effectuons des milliers de paiements par mois. C’est donc pour cela que ça prend parfois du temps. Et dans le cadre du procès City Parking, nous avons été pris de court. ”

    Heureusement, la facture de 1.050 € se trouve aujourd’hui au sommet de la pile, et le paiement devrait être effectué dans les prochains jours. La vente de l’œuvre d’art marquée ne devrait donc pas survenir. Le patrimoine louviérois est sauf.