Bruxelles ne peut acheter la collection Rosendor

La Région de Bruxelles-Capitale n’a pas les moyens.

La Région de Bruxelles-Capitale n’a pas les moyens.
    Une collection composée de près de 1.400 éléments architecturaux provenant de maisons de maîtres bruxelloises de style art nouveau et art déco notamment sera mise en vente aux enchères début avril.

    Rédaction en ligne

    Le ministre bruxellois en charge des monuments et sites, Emir Kir, interpellé au parlement bruxellois au sujet de cette information diffusée par le quotidien De Standaard, a indiqué qu'un comité d'experts sera désigné pour évaluer la valeur et l'intérêt de cette collection.

    Cette collection est celle de Max Rosendor, un démolisseur bruxellois, convaincu fin des années 60 de l'importance de préserver les éléments architecturaux de valeur de demeures bruxelloises devant être démolies.

    Jusqu'à sa mort en 1996, ce sont près de 1.400 objets (portes, fenêtres, morceaux de façades, ...), mémoire de l'histoire de l'architecture belge et bruxelloise particulièrement, qui seront sauvés dans son entrepôt. Cette collection est aujourd'hui mise aux enchères par ses enfants, du 3 au 13 avril prochain.

    Interpellé vendredi au sujet de l'intérêt éventuel du gouvernement bruxellois pour cette collection, Emir Kir a expliqué que pour l'instant le gouvernement ne disposait pas d'un inventaire précis des différentes pièces. Selon lui, le département des monuments et sites va désigner un comité d'experts pour analyser la collection de plus près.

    Il a ajouté que le gouvernement bruxellois ne dispose actuellement pas d'un budget pour l'achat de tout ou partie de la collection. Cette question ne se posera que lorsqu'il disposera d'une estimation plus précise de la valeur et de l'intérêt de la collection.