Le CDJ a constaté que le titre d’un article en ligne de LaCapitale.be qui évoquait une inculpation pour extorsion contrevenait au respect de la vérité

Le Conseil de déontologie journalistique a constaté ce 20 mai 2020 que le titre d’un article en ligne de LaCapitale.be consacré au mandat d’arrêt délivré à l’encontre d’un homme qui avait auparavant été inculpé d’extorsion posait, en usant de l’indicatif imparfait, la culpabilité de l’intéressé comme établie, alors qu’à défaut d’un jugement relatif aux faits, l’extorsion n’était pas avérée. Le CDJ a rappelé que la nature brève et synthétique du titre, qui ne peut rendre compte de toutes les nuances d’un article, n’y changeait rien. Le journaliste n’ayant eu aucune maîtrise sur le choix de ce titre, le CDJ a déclaré fondé le grief fondé à l’encontre du média uniquement. Le CDJ n’a pas retenu les autres griefs (non-respect de la vérité dans l’article, identification sans autorisation) formulés par le plaignant. L’avis complet du CDJ peut être consulté ici.

Le CDJ a constaté un défaut de vérification dans un article de SudPresse qui révélait le « transfert » et l’estimation du nouveau salaire d’une personnalité médiatique de premier plan

Le Conseil de déontologie journalistique a constaté ce 20 mai 2020 qu’un article de SudPresse qui révélait le passage d’une personnalité médiatique de premier plan à la concurrence et évoquait son nouveau salaire contrevenait à l’art. 1 (vérification) du Code de déontologie. Si le CDJ a noté que la divulgation du salaire ne constituait pas une accusation grave susceptible de porter atteinte à la réputation ou l’honneur de l’intéressée – accusation qui aurait nécessité de solliciter son point de vue avant diffusion –, il a cependant estimé qu’en n’ayant pas vérifié l’information auprès de la principale intéressée sollicitée par ailleurs pour commenter son « transfert », la journaliste s’était privée de la possibilité de disposer d’une perspective complémentaire dont elle aurait pu, après analyse, évaluer le poids et l’intérêt. Il a conclu dès lors à un défaut de vérification qui, sans entacher le respect de la vérité, n’en constituait pas moins une faute. Le CDJ n’a, en revanche, pas retenu les autres griefs formulés par le plaignant, notamment celui d’atteinte à la vie privée, considérant que l’information relative à ce salaire était d’intérêt général en raison du statut médiatique de premier plan de la personnalité citée, des raisons de son changement d’employeur et de la nature publique de l’entreprise qu’elle rejoignait. L’avis complet du CDJ peut être consulté ici.