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La myopie a bondi de 25% chez les jeunes ces six dernières années

Les cas de myopie ont bondi d’environ 25% ces six dernières années en Belgique chez les jeunes en raison de l’augmentation du temps passé devant un écran (télévision/smartphone/ordinateur), a indiqué mardi l’APOOB.

A l’occasion de la 18e Semaine de la Vision, qui aura lieu du 8 au 15 octobre, elle invite chacun à faire un examen de sa vue.

Celui-ci peut se faire gratuitement chez les opticiens et les optimétristes participants à l’action sectorielle.

Selon des données de l’Inami, les dépenses d’assurance maladie ont augmenté de 27,3% chez les 8-18 ans entre 2015 et 2021. Il s’agit principalement de la myopie, viennent ensuite l’hypermétropie et l’astigmatisme, loin derrière.

L’association veut dès lors sensibiliser à une bonne «hygiène visuelle’» afin de prévenir la myopie ou freiner son évolution. «Si vous passez beaucoup de temps devant un écran, vos muscles oculaires sont constamment sous tension. Vous devez les faire reposer régulièrement. Un mode de vie sain est également utile : buvez plus d’eau, et moins d’alcool et de café», recommande Charles Bruninx, conseiller à l’APOOB.

«Les enfants et les jeunes devraient passer deux heures par jour à l’extérieur, au lieu d’être rivés à un écran», estime-t-il. «La règle du 20-20-2 est également un bon guide», selon le conseiller. «Pour 20 minutes de temps d’écran intense, il faut détourner le regard pendant 20 secondes afin de détendre les yeux. Le dernier 2 représente deux heures passées à l’extérieur, la lumière extérieure étant bénéfique pour tout le monde, enfants comme adultes», ajoute-t-il.

L’APOOB recommande également de maintenir une distance d’au moins 30 centimètres entre les yeux et le livre ou l’écran, d’éviter de lire avec une veilleuse ou encore de placer son bureau ou celui de son enfant à proximité d’une fenêtre avec vue sur l’extérieur.

L’association a, par ailleurs, lancé une nouvelle campagne afin de travailler avec les écoles sur l’éducation visuelle. «Le but poursuivi est de sensibiliser les enfants, mais aussi de les inciter à consulter un ophtalmologue plus tôt. C’est toujours la première étape, au plus jeune au mieux. Les enseignants sont souvent les premiers à remarquer qu’un enfant ne peut pas voir correctement le tableau, par exemple», explique Charles Bruninx.

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