En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsStar AcademyPermis de conduire Accueil

David Clarinval refuse qu’on avance sur l’enveloppe bien-être et pas sur les salaires

Le gouvernement fédéral a demandé aux partenaires sociaux d’avancer à la fois sur la répartition de l’enveloppe bien-être et sur les négociations salariales, a indiqué mardi le vice-Premier ministre MR, David Clarinval.

Les interprétations des résultats de la réunion du gouvernement avec le Groupe des Dix divergent d’un participant à l’autre. Le ministre du Travail et vice-Premier ministre PS, Pierre-Yves Dermagne, a annoncé que le gouvernement ferait une proposition sur la répartition de l’enveloppe bien-être, soit 982 millions d’euros qui doivent servir à augmenter les allocations sociales les plus basses. Une mesure essentielle au vu de la crise actuelle, a-t-il expliqué. Qui plus est, conformément à une loi de 2005, si les partenaires sociaux ne peuvent s’accorder au 15 septembre sur cette répartition, il revient au gouvernement de trancher. Or, à cette échéance, patrons et syndicats ont dû constater leur désaccord.

Autre sujet de discussion : l’accord interprofessionnel, qui porte en grande partie sur les salaires. Il a été convenu que la « concertation allait débuter sans tarder », a indiqué M. Dermagne.

Au cabinet du Premier ministre, le résultat de la réunion était interprété de manière différente. « Le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux de lui revenir endéans un mois avec une proposition de répartition de l’enveloppe bien-être et une proposition sur la norme salariale s’inscrivant toutes les deux dans le cadre juridique existant », a-t-on commenté.

En d’autres termes, tant la loi régissant l’enveloppe bien-être que celle qui encadre les négociations salariales (la loi de 1996 dont les syndicats réclament la révision) seront appliquées.

Des sujets liés

Pour le MR, les deux sujets sont liés. « En ce qui me concerne, ce qui a été proposé par le Premier ministre, c’est que l’on travaille sur les deux sujets et que les partenaires sociaux reviennent dans un mois avec, espérons-le, un accord sur les deux sujets. Je n’accepterai pas que l’enveloppe bien-être soit validée s’il n’y a pas en parallèle la norme salariale », a souligné M. Clarinval.

« Lors de la rencontre avec le G10, le gouvernement a confirmé que la loi de 1996 ne sera pas modifiée. L’index sera préservé avec une norme salariale obligatoire afin de préserver la compétitivité. Le MR proposera des mesures pour préserver nos entreprises face à la crise », a dit de son côté le président du MR, Georges-Louis Bouchez.

Il a été demandé au Conseil central de l’économie d’anticiper le résultat de ses travaux sur les comparaisons salariales avec les pays voisins de manière à commencer rapidement les négociations salariales. Vu l’inflation actuelle et l’indexation des salaires, la marge de progression salariale, hors index, risque d’être nulle.

Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale