En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsPermis de conduire Accueil

«Nous faisons ce que nous pouvons avec les moyens que nous avons», affirme Dedonder

Le montant de l’aide militaire belge à l’Ukraine atteint 51 millions d’euros, a indiqué mercredi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, en commission de la Défense en réponse aux questions de divers partis.

Du matériel pour un montant de 12 millions d’euros sera prochainement acheminé vers la Pologne d’où il partira vers l’Ukraine. La ministre n’a pas donné de détail sur ce nouveau matériel. Selon les informations de l’Echo il y a dix jours, il s’agirait notamment de mitrailleuses lourdes et de munitions.

La ministre a également confirmé que la Belgique était prête à participer à la mission d’entraînement des militaires ukrainiens sous supervision européenne conformément aux décisions prises lors d’une réunion à Prague le 30 août. La contribution belge devrait se traduire par de la formation dans le déminage en mer et sur terre, la logistique, le génie, etc. À ce jour, la Belgique n’a pas participé à la formation de soldats ukrainiens sur une base bilatérale avec l’Ukraine, à l’exception d’un court stage donné à quelques militaires à la demande des Britanniques et en coopération avec eux sur le déminage en mer.

Les mesures d’aides critiquées

« Nous faisons ce que nous pouvons avec les moyens dont nous disposons », a assuré la ministre en réponse aux critiques des Engagés, dans l’opposition. « Nous avons donné ce que nous avions en stock et nous sommes en relation avec nos entreprises de sécurité et de défense ». À ses yeux, il est vain de se lancer dans une compétition entre pays. « Chacun apporte ce qu’il peut dans une cohérence globale ».

Pour les Engagés, la comparaison internationale n’est toutefois pas flatteuse pour la Belgique. M. Dallemagne a invoqué l’analyse à laquelle se livre périodiquement l’Institut Kiel et qui place le royaume en bas de classement. Une situation qui indispose d’autant plus le député qu’en avril, le Premier ministre avait évoqué à la Chambre des livraisons militaires qui s’élevaient à… 76 millions d’euros. « Nous sommes beaucoup plus modestes que d’autres pays européens. Il faut arrêter de dire, au titre de la politique intérieure, que nous faisons plus que notre part, alors que nous faisons moins et que, sur le terrain, c’est la livraison de matériel militaire qui fait la différence ».

Un soutien continu

Dans la majorité, il n’y a pas de voix qui se sont fait entendre pour remettre en cause ce soutien. « Il est important que notre soutien se poursuive aussi bien sur le plan militaire que non militaire », a souligné M. De Vriendt. Dans l’opposition, le Vlaams Belang s’interroge toutefois sur la capacité de la Belgique à tenir son effort dans la durée. À ses yeux, il n’y a pas d’autre solution à ce conflit que la diplomatie et la négociation, « que cela plaise ou non ».

Les députés flamands ont par ailleurs exprimé leur inquiétude après les explosions qui ont frappé les gazoducs Nord Stream en mer Baltique. M. Francken a demandé des explications au plus vite au gouvernement car la Belgique, de par sa position en mer du Nord, est au centre d’infrastructures stratégiques : Zeebrugge et son terminal gazier mais aussi un câble de communication entre la Grande Bretagne et le continent, ainsi qu’un vaste champ d’éoliennes. Or, a fait remarquer M. De Vriendt, les données disponibles avant la guerre en Ukraine montraient un quadruplement du passage de navires russes dans cette zone.

Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale