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Voici ce que l’on sait sur Yannick V., tué lors d’une perquisition à Merksem

Des tirs sont survenus mercredi matin lorsque les unités spéciales de la police fédérale sont entrées dans une habitation de Merksem. L’un des habitants, un homme de 36 ans, a été blessé par les tirs et est décédé.

L’opération menée mercredi matin dans une dizaine de lieux proches d’Anvers est en lien avec une enquête portant sur la détention illégale d’armes à feu et la préparation d’un attentat terroriste dans un milieu soupçonné d’appartenir à l’extrême droite, a précisé le parquet fédéral.

Une grande quantité d’armes à feu ont été saisies, ajoute le parquet. Elles feront l’objet d’investigations et seront inventoriées. Certaines d’entre elles avaient été enregistrées légalement.

Une enquête ouverte

À la suite de cet incident, le parquet anversois a désigné un juge d’instruction pour homicide, ce qui est la procédure standard dans ce type de situation. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes de la fusillade et établir si les policiers impliqués ont agi comme ils le devaient.

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Une descente sur les lieux de l’incident a en outre été organisée avec le parquet, le comité P et les enquêteurs de la police locale. Le laboratoire de la police, un médecin légiste et un expert en armes se sont également rendus sur place.

Ce que l’on sait sur Yannick V.

Nos confrères de « Het Laatste Nieuws » apportent de plus amples précisions sur l’individu, un certain Yannick V., expliquant qu’il s’agissait d’un homme solitaire impliqué dans un mouvement d’extrême droite. Sur les réseaux sociaux, il aurait publié des messages indiquant que le système judiciaire était malade, après la mort de Jürgen Conings.

Sur Facebook, il se décrivait comme collectionneur de pièces militaires, intéressé par tout ce qui avait trait au pouvoir, et appréciant le tir sportif qu’il pratiquait en club. Celui-ci disposait de nombreuses armes pour être prêt à faire face à la fin du monde qu’il pensait proche.

Les voisins de l’individu le décrivent comme un homme sympathique et ordinaire, bien qu’un peu solitaire. On sait également de lui qu’il était opposé aux vaccins et qu’il avait écrit un manuel d’une cinquantaine de pages dans lequel il expliquait comment survivre a une catastrophe majeure. Il détaillait aussi à quel point il était facile de se procurer des armes et de trouver des personnes partageant les mêmes idées que lui.

Les proches de la victime et les membres de l’unité spéciale se sont vu proposer un soutien psychologique.

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