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Le MR veut lier réforme fiscale et réforme du marché du travail

«Pas question de négocier une réforme fiscale s’il n’y a pas en même temps une ambitieuse réforme du marché du travail», a annoncé mercredi le président du MR (majorité) Georges-Louis Bouchez sur son site internet.

Le MR dit ainsi vouloir «renforcer l’activation des demandeurs d’emplois et encourager le retour au travail des malades de longue durée», au-delà de ce qui a déjà été mis sur la table par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit). «Il n’y a pas assez d’incitants à travailler et il y a trop de pièges à l’emploi», a de son côté développé le vice-Premier MR David Clarinval dans La Libre.

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Le MR propose ainsi d’"exclure un chômeur après deux ans de chômage et deux refus de formation ou d’emploi pour un métier en pénurie» ; «dans le même cas, pour les bénéficiaires du Revenu d’intégration sociale, raboter le RIS de 10 % et imposer un projet individualisé d’intégration sociale (PIIS)» ; «imposer un travail communautaire après deux années de chômage ou de RIS sous peine de perdre son allocation» ; «déduire fiscalement les formations pour les métiers en pénurie dispensées par les entreprises» ; «octroyer une prime de 3.600 euros aux employeurs qui remettent au travail un malade de longue durée», «mobiliser les offices régionaux de l’emploi pour remettre à l’emploi les malades de longue durée» ; «retirer aux syndicats le paiement des allocations de chômage» ou encore «en finir avec la gestion paritaire de certains organismes (implication des syndicats, des mutuelles?) pour donner le pouvoir à l’administration.»

En matière de fiscalité, le MR propose un tax cut (une réduction d’impôts significative) et pas un tax shift (un déplacement d’impôts), plaidant notamment pour une augmentation de la quotité exemptée d’impôts ou encore une défiscalisation de l’index. Les libéraux attirent également l’attention sur la taxe sur les comptes-titres, qualifiée de «taxe anti-start-ups», et sur la suppression des niches fiscales qui «risque de porter atteinte à des secteurs qui fonctionnent bien».

Ces propositions ont d’ores et déjà été rejetées par le partenaire socialiste au sein de la majorité. «Nous sommes confrontés à une crise majeure liée aux prix de l’énergie, à l’inflation, à la perte du pouvoir d’achat. Les citoyens attendent des responsables politiques des solutions concrètes et non des déclarations provocatrices dans les médias !», a répondu le président du PS Paul Magnette via Twitter.

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