En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsPermis de conduire Accueil

Le gouvernement a finalisé ses demandes aux partenaires sociaux

Le gouvernement a finalisé mercredi en comité restreint ses demandes aux partenaires sociaux relatives d’une part à l’enveloppe bien-être et d’autres part aux négociations interprofessionnelles.

Il les a formalisées dans une lettre adressée au président du Groupe des 10, Bart De Smet.

Le Premier ministre et les vices-Premiers ministres ont rencontré mardi les représentants patronaux et syndicaux. Ceux-ci ont échoué à s’entendre sur la répartition de l’enveloppe bien-être -soit 982 millions d’euros qui servent à revaloriser les allocations les plus basses- et devront commencer sous peu les négociations en vue d’un accord interprofessionnel, dont l’élément le plus important est la norme salariale. Les chances d’un accord sont toutefois minces. Les syndicats et les partis de gauche réclament l’abrogation de la réforme de la loi de 1996 menée sous le précédent gouvernement, qui corsète l’évolution des salaires. Le patronat et les partis de droite s’y opposent farouchement.

Mardi soir, il semblait qu’au sein du gouvernement, socialistes et libéraux n’avaient pas la même version des discussions de l’après-midi.

«Le gouvernement travaille sur la base de son accord de gouvernement et part du principe que la législation existante doit être respectée», dit la lettre signée mercredi par le Premier ministre et les vices-Premiers.

L’enveloppe bien-être 2023-2024 sera donc répartie à 100%. Le patronat et le MR voulaient que seulement 60% soient affectés et garder une marge pour faire face à la flambée des prix. Comme les partenaires sociaux n’ont pu s’entendre, le gouvernement propose que la même répartition soit opérée que pour l’enveloppe 2021-22, les partenaires sociaux étant libres de formuler des propositions «alternatives».

Pour ce qui est de l’AIP et de la norme salariale, «le gouvernement confirme aussi qu’il respectera la loi de 1996 (...) conformément à l’accord de gouvernement», dit le courrier.

Dans ce cadre, il a été demandé au Conseil Central de l’Economie d’accélérer ses travaux. La publication de son rapport sur la position concurrentielle de la Belgique à l’égard de ses voisins marque le début des négociations interprofessionnelles.

Comme annoncé mardi, le gouvernement donne un mois aux partenaires sociaux. «Nous avons convenu que les partenaires sociaux poursuivront la concertation sur les deux dossiers. Après un mois, nous prévoyons d’organiser une nouvelle rencontre entre le gouvernement et le Groupe des 10 pour discuter du résultat final de la concertation sociale», ajoute le courrier.

La lettre se conclut par un appel au sens des responsabilités de chacun en cette période difficile. «C’est la tâche du gouvernement et des partenaires sociaux de veiller à la nécessaire stabilité et à la paix sociale».

Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale