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Caroline Désir: «La réforme doit réduire les inégalités entre les enfants»

Bruxelles, à deux pas du Parlement fédéral et de la petite ceinture, la ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir vit sa première rentrée sans Covid.

Un événement.

« Il y a un peu plus de sérénité. Heureusement parce qu’il s’agit d’une rentrée avec beaucoup de réformes qui entrent en vigueur. »

Juriste, toujours curieuse de l’actualité, elle réagit notamment aux résultats des élections en Italie (voir vidéo) : « Même si les résultats étaient attendus, il faut continuer à lutter contre l’extrême droite et faire respecter le cordon sanitaire chez nous. »

Au quotidien, toute son attention est centrée sur les semaines qui viennent.

de videos

Vous craignez un rebond de l’épidémie ?

« Le changement du rythme scolaire avec les 15 jours de coupure pourra nous aider à mieux gérer une éventuelle vague. Sur le long terme, les écoles sont de mieux en mieux équipées. Nous avons aussi rappelé les consignes de base au personnel comme le fait d’aller chercher leurs doses de booster. »

Les enfants et les enseignants sont prêts ?

« On sent que le personnel est essoufflé après deux années difficiles. Pour les enfants, je ne veux pas être alarmiste, mais il faut qu’ils retrouvent une régularité d’apprentissage. La crise a fait des dégâts. Les résultats du CEB sont dans la fourchette basse. Ce qui nous inquiète davantage… c’est que ce sont toujours les élèves les plus fragiles au niveau socio-économique ou pédagogique qui sont les premières victimes. »

Avec la réforme, tous les élèves peuvent avoir droit à un accompagnement personnalisé ?

« L’accompagnement personnalisé arrive dans le cadre du tronc commun des première et seconde primaire cette année et les troisième et quatrième primaire l’année prochaine. Pendant deux à quatre périodes par semaine, les élèves vont pouvoir avoir des enseignants/logopèdes qui vont faire du co-enseignement. Cela va permettre de la remédiation et des exercices de dépassement. »

Que pour les enfants en difficulté ?

« Non, justement, nous n’allons pas aider que les plus fragiles. Nous tenons aussi à faire progresser tous les élèves. On va prendre le temps de respecter les rythmes scolaires de chacun. Plus vite les problèmes seront identifiés, plus vite l’enfant pourra s’améliorer. Cela doit se faire à l’école pour ne pas qu’il y ait encore plus d’inégalités entre les enfants. En effet, à l’extérieur de l’école, certains parents peuvent payer des cours particuliers là ou d’autres ne peuvent pas. Notre idée est vraiment de rapatrier cette prise en charge dans l’école. »

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