Le 67e festival de Cannes s’ouvre ce mercredi soir avec «Grace de Monaco»

Les surprises et découvertes ne viendront sans doute pas cette année de la compétition officielle qui rassemble de nombreuses valeurs sûres et confirmées du cinéma mondial, certaines déjà précédemment gratifiées de palmes d’or et autres prix comme les Britanniques Ken Loach et Mike Leigh, l’Américain David Cronenberg, le Turc Nuri Bilge Ceylan, la Japonaise Naomi Kawase, le Français Michel Hazanavicius et bien sûr les Frères Dardenne, nos brillants compatriotes qui font figure de favoris avec « Deux jours, une nuit » une histoire à connotation raciale et profondément humaine portée par la très émouvante Marion Cotillard, dont je vous parlerai dans quelques jours (embargo oblige !). Une compétition relativement consensuelle donc mais solidement ancrée dans la meilleure réalité du cinéma contemporain.

Le concours pour la caméra d’or du meilleur premier film (dont le jury est présidé par la comédienne réalisatrice Nicole Garcia) ne comptera cette année que 15 candidats au lieu de 29, l’an dernier. Y aurait-il moins de jeunes apprentis cinéastes sur le marché ? À moins que les films visionnés n’aient pas convaincu le Comité de sélection.

On nous promet évidemment un défilé de stars sur permanent sur la Croisette mais peut-être avec un peu moins d’Américain(e)s faute de nombreuses grosses productions US ;

Le plus grand festival du monde fêtera en tout cas, comme il se doit, le retour de la diva Sophia Loren, prix d’interprétation féminine en 1961 et Présidente du jury en 1966. Elle sera l’invitée d’honneur de la section « Cannes Classic » et accompagnera la projection de « La Voce Humana » un court-métrage réalisé par Edoardo Ponti, qui marque son symbolique retour au cinéma.

Enfin, le grand jury international sera dirigé par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion (Palme d’Or pour « La leçon de Piano » en 1993) avec à ses côtés la Française Carole Bouquet, l’Américaine Sofia Coppola, l’actrice iranienne Leila Hatami, l’acteur américain Willem Dafoe, le comédien réalisateur mexicain Gaël Garcia Bernal, le réalisateur chinois Jia Zhangke, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn et l’actrice coréenne Jeon DO-Yeon.

Un panel microcosmique du gratin international extrêmement riche et diversifié.

Verdict et palmarès le 24 mai.