Braine-l’Alleud: Merbraine s’apprête à changer de visage!

Un chapitre long de seize années s’apprête à se refermer : le Plan Communal d’Aménagement (PCA) de Merbraine, à Braine-l’Alleud. On trouve en effet les premières traces de ce projet en 1998 tandis que la désignation de l’auteur de projet remonte au mois de février 2000. Depuis lors, le dossier a fait un va-et-vient entre les enquêtes publiques, le conseil communal et le retour à la case départ.

Commençons par expliquer brièvement ce qu’est un PCA : « il s’agit d’un plan d’affectation du sol. Pour résumer, on dit que telle partie sera utilisée pour une voirie, telle partie sera constructible et ainsi de suite », résume Jean-Marc Wautier, échevin de l’Urbanisme de Braine-l’Alleud. Quand on sait que la zone concernée s’étend sur 30 hectares, on se doute que cela a de quoi inquiéter les riverains. D’autant qu’on parle de 600 logements qui pourraient être construits sur la zone. « En fait, une étude avait défini à 677 le nombre maximum de logements pouvant se trouver dans l’ensemble de la zone de 30 hectares, mais cette étude tenait compte de ce qui avait déjà été construit. Environ 20 hectares sont en effet déjà bâtis », précise l’échevin.

Un barrage contre la folie

Lundi, le PCA devrait être adopté définitivement au conseil communal. « Ce qui ne veut pas dire que les logements vont surgir d’un coup. Après le conseil, le PCA passera à la Région et après les promoteurs devront introduire un permis d’urbanisation. Ce PCA est un garde-fou, un barrage contre la folie des grandeurs dont pourraient faire preuve certains promoteurs : il est indiqué que la densité maximale sera de 30 logements par hectare, alors qu’elle est de 40 par hectare dans le centre. De plus, on exige du 120m². La commune tient à une jonction harmonieuse des lieux. » Ainsi, dans la rue du Charron, on devrait avoir des villas quatre façades. En montant vers l’avenue Victor Hugo, on aura des bureaux ou des appartements. En tout, on peut s’attendre à la construction d’environ 200 nouveaux logements dans la zone.

« Le PCA veut éviter un développement anarchique et que chacun ne vienne avec son projet sans tenir compte des autres. »

Développement harmonieux ou non, les riverains ont déjà fait part de leurs inquiétudes : lors d’une précédente enquête publique, 700 réclamants s’étaient manifestés. Les craintes des riverains portaient principalement sur la mobilité, l’égouttage et la densification. Lundi, le chapitre administratif se refermera après seize années. Celui de la construction durera-t-il aussi longtemps ?