Bébé poignardé à Ganshoren: pour les psys, la maman était démente et doit être internée

D’emblée, les enquêteurs intervenus sur le moment avaient relevé que la maman ne semblait pas se trouver dans un état mental normal. Et cela se confirme par les expertises psychiatriques.

Nasreen, une jeune femme de 34 ans d’origine lybienne et domiciliée rue Prince Baudouin à Ganshoren, venait d’amener dans sa voiture, ce 13 février vers 16h40, aux urgences de l’hôpital de l’UZ-VUB à Jette, sa petite fille de 18 mois, blessée à coups de couteau. Il n’y avait hélas plus rien à faire pour la petite Afidali, mortellement frappée avec une lame par sa propre mère. Et, dans la voiture de celle-ci, se trouvait aussi sa sœur aînée de 8 ans, que la maman avait aussi tenté d’étrangler avec un lacet, avant de reprendre momentanément ses esprits et de se rendre à la clinique.

Pour quel motif cette maman érudite, quadrilingue et employée, a-t-elle ainsi commis l’irréparable ? C’est évidemment toute la question. Car, même si son couple formé avec le papa des deux enfants, Mounir, pouvait connaître certaines tensions, rien ne laissait présager un tel acte dans le chef de Nasreen. La réponse relève évidemment de la psychiatrie, comme l’a directement estimé la juge d’instruction Martine Quintin en charge de l’enquête, qui a ordonné une expertise auprès des médecins spécialistes.

Les examens psychiatriques de la maman ont eu lieu, à la prison de Berkendael, où elle est toujours détenue depuis les faits. Le rapport d’expertise vient d’être déposé. Et il conclut à l’irresponsabilité de la jeune mère au moment des faits. Selon nos sources, les psys considèrent que Nasreen souffrait alors d’un délire paranoïaque et de schizophrénie. Elle n’avait donc pas conscience de ses actes et ne peut en être tenue comme pénalement responsable.

En toute logique, le parquet de Bruxelles devrait dresser un réquisitoire en ce sens dans les prochains mois, pour tendre à l’internement psychiatrique de l’inculpée, sans procès.