Rugby (Division 1): Nicholas Clapinson passe de l’ASUB Waterloo à Boitsfort

Comme souvent par ce temps ensoleillé, la Grand Place de Bruxelles est assaillie par des milliers de visiteurs étrangers avides de connaître nos traditions. La tâche de retrouver Nicholas Clapinson s’annonçait dès lors compliquée, lui qui devait nous retrouver sur la place la plus célèbre du royaume. Cependant, sa silhouette robuste et son physique de rugbyman le différenciaient de tous les passants. Ballon de rugby à la main, il admirait l’Hôtel de Ville de la capitale. D’un « Hi boys, how are you ? » il nous partageait de suite sa bonne humeur. Après une petite séance photo, où il prit un malin plaisir à poser, direction la terrasse du coin pour parler de sa carrière.

Du haut de ses 43 ans, ce Canadien d’origine, débarqué en Belgique il y a quatre ans, n’a rien d’une personne timide : que du contraire, il se livre à nous en long et en large pendant plus d’une heure. De ses débuts en rugby à son nouveau poste de T1 rien est laissé au hasard.

« J’ai toujours été un grand passionné de sport », sourit Nicholas Clapinson. « En Amérique du Nord, il y a une certaine culture pour le sport, bien différente d’ici. Là-bas, on ne se contente pas de pratiquer une seule discipline, mais on touche un peu à tout. J’ai certes percé dans le rugby, au niveau professionnel, mais j’ai également fait mon trou en volley ou en hockey sur glace. »

Féru de sports depuis son plus jeune âge, il n’a jamais cessé de se concentrer sur ses différentes passions. Du ski alpin en hiver, au rugby en été et du hockey sur glace en automne au soccer au printemps, il s’est lancé dans toutes les disciplines possibles et imaginables. « Et avec de la réussite puisque j’ai été joueur semi-pro dans plusieurs de celles-ci. Je n’aime pas la monotonie et j’adore diversifier mes passions. »

Mais c’est bien dans le rugby qu’il est parvenu à atteindre le top niveau. Passé par les meilleures formations du Canada (Sainte Annes, Ottawa Irish, Quebec et Ontario), il a eu l’occasion de goûter aux sélections nationales (deux rencontres officielles et dix amicales) avant de jouer pour Leicester, l’une des meilleures équipes anglaises. Un bagage et une expérience ô combien enrichissants qu’il a trimbalés avec lui jusqu’ici. Dès son arrivée sur le sol belge – il a suivi sa femme qui était promue à un poste chez nous – il s’est plongé dans l’histoire du rugby national et a rejoint le staff technique de l’ASUB.

« J’ai passé d’excellentes années du côté de Waterloo », se souvient le rugbyman. « J’ai tout d’abord pris les U19 en charge avant de devenir directeur technique de l’équipe fanion. Durant mes quatre années passées là-bas j’ai vu progresser tous les jeunes joueurs et nous avons décroché deux titres, ce qui était totalement inattendu. Jamais je n’oublierai ce que j’ai vécu à l’ASUB. »

Après les excellentes saisons passées dans le club brabançon wallon il s’est alors lancé un nouveau défi : relancer Boitsfort et apporter sa vision des choses du côté du club bruxellois.

« J’avais besoin de me retrouver au bord du terrain en train de pousser mes hommes à se surpasser. J’ai l’ambition de voir les différents joueurs du groupe progresser de jour en jour. J’ai envie de permettre à ces jeunes joueurs de décrocher un titre. Et surtout, je recherchais un nouveau défi. Boitsfort me l’offre et je compte répondre présent. Il y a vraiment une culture de la formation ici et j’aime ça. Je suis là pour faire bosser les jeunes. »

Motivé et ambitieux, Nicholas Clapinson est également un grand passionné. Capable de pousser ses joueurs à se surpasser, il apportera son expérience et sa joie de vivre. Autant d’éléments qui promettent une nouvelle saison passionnante et un nouveau duel entre Boitsfort et… l’ASUB. Tiens, tiens, voilà qui est étrange !