Voici les dix meilleurs avocats de Bruxelles

Le classement n’est, volontairement, pas établi dans l’ordre. Précisons également qu’il s’agit ici uniquement des spécialistes en matière pénale. Contactés par nos soins, les « élus » nous parlent de leurs affaires marquantes. Et s’ils évoluent dans un monde dit de « requins », certains s’entendre très bien et sont même devenus amis. Ce qui ne les empêche pas de se retrouver opposés dans les salles d’audience du gigantesque palais de Justice de Bruxelles… Voici notre classement du barreau de la capitale.

Pas facile pour un avocat de faire sa place dans l’univers des pénalistes qu’on qualifie souvent de monde de requins. Pas facile non plus pour un citoyen de choisir celui qui défendra au mieux ses intérêts.

Et pourtant, il ne faut pas nécessairement avoir fauté pour se retrouver un jour face à cette question. Les victimes sont, en effet, confrontées, elles aussi, à cette démarche lorsqu’elles se retrouvent devant la justice. Alors, comment opter pour le bon avocat en matière pénale ? Sans prétendre répondre exhaustivement à cette question, nous avons cherché à savoir qui était les dix pénalistes les mieux réputés de la capitale. Ce classement n’est, insistons là-dessus, volontairement pas réalisé par ordre. Le voici donc...

Olivier Martins. A 43 ans, il est connu comme l’avocat bruxellois à l’accent français. Originaire de Corse, où il vient de passer un séjour en compagnie de Jamel Debouzze au domaine de Murtoli, le pénaliste a très vite pu se forger une réputation chez nous. Son procès le plus marquant restera, nous dit-il, celui d’Abdallah Ait Oud, condamné pour les meurtres, à Liège, de Stacy et Nathalie.

Nathalie Gallant.  A 44 ans, elle peut se vanter d’être la seule femme à figurer dans ce classement. Passionnée par son travail, la pénaliste est souvent débordée mais cela ne transparaît jamais au tribunal. Elle est aussi réputée pour trouver la faille qui permettra une libération inespérée. Plutôt sensible, un dossier la touche particulièrement en ce moment : celui de cette maman atteinte du syndrome de Münchhausen, suspectée, à ce stade, d’avoir tué ses deux enfants.

Daniel Spreutels.  A 64 ans, il est l’aîné de ce classement. Sa réputation de fin plaideur est déjà faite depuis plusieurs années. Mais l’avocat est aussi connu pour être resté humble malgré le succès. Un succès qu’il doit notamment au RSCA, le sporting club d’Anderlecht, dont il est l’avocat et l’un des administrateurs aussi d’ailleurs. « L’affaire qui m’a le plus marqué, est celle de Patricia Lefranc. En cour d’assises, on est habituellement confronté à un récit des faits mais là, on était face au résultat de l’acte commis par l’accusé. Tous les jours, Patricia trouvait le courage d’assister aux audiences, cette force m’a fort touché ».

Sven Mary.   A 42 ans, il est souvent surnommé la star des avocats bruxellois. Un qualificatif qu’il doit évidemment à sa rigueur. Il maîtrise parfaitement chacun de ses dossiers, même les plus petits, alors qu’il apparaît souvent dans les plus médiatisés, comme l’affaire Fortis ou encore le dossier Habran.

Didier De Quevy.  A 59 ans, le pénaliste n’est pas peu fier de ses 34 acquittements obtenus en cour d’assises. Il a déjà séduit de nombreux jurés par son humour unique dont il n’hésite pas à se servir aussi pour plaider.

Abdelhadi Amrani. A 43 ans, il est la surprise de ce classement. Son palmarès en cour d’assises ne trompe pourtant pas. Avec 63 procès, il affiche sept acquittements.

Pierre Chomé. A 60 ans, l’avocat peut se vanter d’être un des plus fins connaisseurs du droit pénal du pays, d’où ses interventions dans les médias. Au palais de justice, il se fait par contre plutôt discret mais compte une quinzaine d’acquittements à son actif.

Dimitri de Béco. Il n’a que 32 ans et dispose pourtant déjà d’une excellente réputation, et ce dans la sphère des avocats bruxellois, aussi. On le décrit souvent comme l’étoile montante du palais…

Laurent Kennes. A 40 ans, il compte… 40 procès d’assises et dix acquittements. L’affaire marquante de sa carrière restera celle du militaire Pirson, ce papa finalement acquitté du meurtre de ses deux enfants.

Christophe Marchand.  Agé de 43 ans, le pénaliste ne compte que huit cours d’assises sur son CV. Mais a, par contre, multiplié les apparitions au tribunal correctionnel, où ses techniques de défense sont souvent enviées.