Le magazine Humo flingue Charleroi: "C'est la capitale de la Walbanie... L’argent flamand est dépensé dans des mitraillettes"

« Charleroi a tout ce que le Flamand impressionnable peut redouter de la Wallonie : le déclin industriel et l’économie au plus bas, l’agressivité et la criminalité, les rondes des dealers de drogues et des marginaux, les agents corrompus et les chômeurs qui dépensent les transferts de fonds Nord-Sud dans des pizzas à emporter et des mitraillettes sauce andalouse. Et pourtant, la conviction persiste que Charleroi – la moribonde est un phénix qui peut renaître de ses cendres. »

Voilà comment nos collègues flamands commencent leur article visant en un « City Trip » de Charleroi. Un chapeau qui en dit long sur le reste du contenu : de gros clichés à peine démontés (même si certains sont malheureusement réels, comme la présence des dealers, le sentiment d’insécurité avec les vitres cassées, les prostituées sur les trottoirs...) et, heureusement, une petite pointe d’espoir. Oui, on peut mieux faire, ouf !

Directement, les journalistes, Raf Sauviller et Salvatore Di Rosa, annoncent qu’il n’y a aucun hôtel de luxe à Charleroi et pas d’hôtel pour les touristes. D’ailleurs, personne ne veut venir visiter Charleroi et elle le rend bien : rien n’est fait pour qu’elle soit visitée… D’où le city trip de nos collègues flamands.

Où sont-ils tombés ? Bonne question ! Ils ont probablement dû oublier, par exemple, l’Hôtel Charleroi Airport qui a vu entre ses murs bon nombre de voyageurs s’arrêtant dans la région, mais aussi de célébrités. L’hôtel a bel et bien des suites luxueuses à proposer. Bon ok, pas dans Charleroi centre-ville, mais pas bien loin non plus. Mauvaise foi ? Si peu. Pour ce qui est de la volonté de faire visiter la ville, l’Office du Tourisme ne chôme pas non plus. Qu’est ce qui ferait plaisir à nos Flamands ? Le Bois du Cazier, le Musée de la Photo ? Charleroi vue d’en haut peut-être ou la belle reconversion de nos chantiers ? Allez, on vous offre le package complet.

Un dossier d’une page à retrouver dans la Nouvelle Gazette de ce mercredi