Liège: le MR veut des travaux d’intérêt général et un suivi médico-social pour les mendiants et personnes en état d’ivresse

« Les autorités communales se vantent du fait que des villes comme Namur ou Charleroi copient le règlement liégeois encadrant la mendicité. Fort bien. Mais si on commençait par l’appliquer ici même ? », s’interroge d’emblée Christine Defraigne, cheffe de groupe MR à Liège et députée wallonne. Les libéraux souhaitent une « cartographie des zones et heures dites de « concentration » des mendiants, afin de faciliter le travail de terrain des policiers et des agents de prévention. »

Mais la mesure essentielle est la suivante : étendre les sanctions administratives communales au harcèlement et aux infractions commises sous l’emprise de l’alcool perturbant l’ordre public.

« Le sentiment d’insécurité, surtout en ville, est souvent alimenté par toute une série de comportements dans le chef de personnes en état d’ivresse, ou mendiant, errant en bande, ou harcelant les passants, poursuit Christine Defraigne. Une amende administrative pour sanctionner les comportements déviants serait inutile et contre-productive. De plus, la plupart des mendiants est insolvable. » D’où cette proposition : remplacer ladite amende administrative par un suivi médico-légal et/des travaux d’intérêt général, comme le ramassage des déchets, par exemple.

Précisons que ce processus doit être mené en amont, via une modification de la loi fédérale sur les SAC (sanctions administratives communales). Libre ensuite aux autorités communales de les appliquer ensuite.

Tous les détails à lire dans La Meuse Liège de ce jeudi.