Il ne faut pas obliger les chômeurs à travailler, d’après l’UCL

Le texte part du principe que l’objectif d’une telle mesure est de distinguer les chômeurs volontaires des autres, comme le rapporte le journal Le Soir. En imposant des travaux aux chômeurs volontaires, les concepteurs d’un tel système estiment qu’ils quitteront le chômage, pour se tourner vers le CPAS, où l’obligation de travaux n’existe pas. Ce qui permet des économies de dépenses d’allocations de chômage.

Mais pour le professeur Bruno Van der Linden, «les services publics de l’emploi ont déjà une batterie d’instruments qui leur permettent de constater le chômage involontaire».

L’étude relève d’autres obstacles: le risque que les travaux d’intérêt public se substituent à l’emploi standard, et le coût d’organisation d’un tel système, qui nécessite un encadrement et un contrôle des personnes qui effectuent ces travaux. Une faible productivité de ces travailleurs obligés apparaît également plausible.