Dans le coma après son baptême: un 4e inculpé, l’affaire remise sine die à Marche

Les trois étudiants en médecine vétérinaires vétérinaire inculpés pour traitements inhumains envers une étudiante française dans le cadre d’un baptême qui avait dégénéré à Marche -représentés par leurs conseils- ont comparu devant la chambre du conseil de Marche-en-Famenne ce mardi au début de l’après-midi.

En septembre dernier, les trois inculpés avaient forcé leur filleule de baptême, une étudiante française de 20 ans inscrite en deuxième année de médecine vétérinaire à Liège, à ingurgiter dix litres d’eau. Malgré les protestations de la jeune fille, ses parrains lui auraient signifié que l’interruption de l’épreuve des « affonds » entraînerait son exclusion du baptême.

La jeune fille avait ensuite été transportée au CHU de Liège dans un état critique. Atteinte d’un œdème cérébral, elle était restée plongée dans le coma durant trois jours.

Fanny, la victime et ses parents se sont constitué parties civiles. « Aujourd’hui, commente son conseil Claude Savanet, ma cliente veut retrouver l’anonymat et se concentrer sur ses études. Elle espère que ses condisciples ne seront pas condamnés. C’est uniquement l’aspect civil qui nous intéresse. »

Au final, décision a été prise de reporter l’affaire sine die. Deux raisons motivent ce report. D’une part, le Parquet a décidé le renvoi d’une quatrième personne devant la Chambre du conseil. Cette dernière aurait, elle aussi, pris une part active au « baptême ». D’autre part, le conseil d’un inculpé a demandé des devoirs complémentaires.

Prolongez l’information dans La Meuse de ce mercredi ou via nos supports numériques.