Déclaration du gouvernement bruxellois: 100 jours pour presque rien sauf rejeter la main tendue du fédéral, dit Vincent De Wolf (MR)

Hormis Bruno De Lille (Groen) qui a reproché au nouveau gouvernement une absence persistante de vision face aux grands enjeux en matière d’emploi, de mobilité et de logement, les autres formations de l’opposition ne se sont pas encore exprimées. « On retiendra de ces 100 jours la gestion hasardeuse du dossier du viaduc Reyers dont il n’est pas question dans la déclaration ; la énième réforme annoncée en matière de collecte des déchets ; un budget 2015 encore nébuleux…, ou enfin un premier plan… contre les perruches », a épinglé Vincent De Wolf. Celui-ci a passé en revue une série de dossiers qui n’ont pas été abordés par le ministre-président : les projets en matière de parkings de dissuasion, l’inquiétude des organisateurs de salons sur les conséquences de l’implantation d’un nouveau stade national sur le parking C, etc. Le mandataire libéral a également reproché au gouvernement Vervoort « de ne donner aucun écho à la main tendue » aux Régions par le gouvernement fédéral via « une baisse historique du coût du travail à concurrence de 4 milliards d’euros qui permettra aux entreprises de consacrer ces moyens à de nouveaux emplois, des formations, de l’innovation et de nouvelles richesses ». Réplique du chef du groupe socialiste Philippe Close : le « déséquilibre qui définit le gouvernement fédéral » est bien loin du modèle « du mieux vivre ensemble de deux communautés, incarné par les six partenaires francophones et néerlandophones du gouvernement bruxellois, et très proche de « la fameuse force du changement du ténor d’Anvers consistant à balayer la solidarité et le respect mutuel ». Dans ce contexte, celui-ci s’est inquiété des conséquences pour les zones de police et les communes bruxelloises de l’annonce d’une diminution de 2 % de la dotation fédérale aux zones de police. (Belga)