Le nouvel échevin des sports à Hannut: «Je ne suis pas là pour saboter le RFCH»

En 2006, vous vous présentez pour la première fois aux élections communales : avec un peu plus de 700 voix, vous êtes élu. En 2012, vous améliorez votre score personnel de 15 points et devenez 1er conseiller. Deux ans plus tard, vous voici échevin des sports, de la jeunesse et de la culture. Comment expliquez-vous la rapidité de cette ascension ?

Je n’ai pas vraiment d’explication. Au départ, c’est Hervé Jamar qui est venu me chercher en 2005. J’ai accepté plus par jeu que par conviction. Comme j’étais le seul candidat de la liste sur Lens-Saint-Remy et qu’au surplus j’étais assez populaire, je me suis bien dit que devenir conseiller était possible. Par contre, en 2012, je ne m’attendais pas à devenir 1er conseiller. Surtout que je n’ai pas fait une campagne électorale à tout rompre. Je ne suis pas très Facebook, ni autocollant sur la voiture. Je suis resté moi-même, je crois que c’est ça qui a payé.

Lorsque Hervé Jamar vous a proposé de devenir échevin et de reprendre les compétences de Manu Douette, vous avez demandé 24 heures de réflexion. Qu’est-ce qui vous retenait et qu’est-ce vous a décidé à accepter ?

J’appréhendais le poste mais plus par rapport à mon boulot de comptable. Je tiens une petite fiduciaire à Lens-St-Remy et je me demandais comment j’allais pouvoir gérer les deux en même temps. Mais après réflexion, je pense qu’on ne peut pas refuser. Quand on se met sur une liste, qu’il y a des gens qui votent pour vous et qui attendent que vous preniez vos responsabilités, il faut pouvoir s’organiser. Mais, c’est sûr, je ne pourrai plus assumer tout et notamment mes fonctions de délégué des U21 (juniors) et de P4 (équipe réserve de Première) au Patro Lensois. J’essaie de passer le flambeau pour fin novembre.

Vous héritez de la jeunesse, des sports et de la culture. Si vous aviez pu choisir, vous auriez pris ces compétences-là ?

A priori, oui. Je suis content que Manu Douette ait conservé l’enseignement, là, j’aurais eu un plus de mal.

Au sport, ce n’est pourtant pas évident. Vous arrivez avec l’étiquette « Patro Lensois » et à Hannut, tout le monde connaît les rivalités ancestrales entre le club de Lens-St-Remy et celui du RFCH…

(Il sourit). C’est vrai, je ne suis d’ailleurs pas certain qu’au RFCH, il soit heureux de me voir arriver. Mais je tiens à le préciser, je n’ai pas de rancœur. Je ne suis pas là pour saboter le club. Ce que je souhaite, c’est faire avancer les choses de la même manière pour tout le monde. À court terme, je pense qu’on devra aller vers un rapprochement.

Un rapprochement ? Vous voulez dire une fusion des deux clubs ?

Non, je n’aime pas le mot fusion qui sous-entend que l’un a mangé l’autre. Et puis, c’est trop tôt pour l’envisager. Mais quand je vois le nombre de clubs en provinciales qui ont disparu en raison des coûts élevés et du manque de bénévoles, je me dis que tôt ou tard, il y aura une restructuration.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la Meuse Huy-Waremme de ce lundi 27 octobre.