La réponse des syndicats aux projets d’économies drastiques du patron de la SNCB et à la sanction des auteurs de grèves sauvages pourrait être très musclée. Selon nos informations, l’idée serait d’organiser une grève tous les trois jours en ne mobilisant à chaque fois qu’une petite partie du personnel. Les conducteurs de train d’un district pourraient, par exemple, ouvrir le bal en se croisant les bras une journée. Bien que limitée à un endroit, leur action se répercutera sur une partie du réseau, comme l’ont démontré les récentes grèves sauvages. Trois jours plus tard, les accompagnateurs de train d’un autre district débrayeraient à leur tour, suivi trois jours après par le personnel de cabine… et ainsi de suite.
Isabelle Bertrand de la CSC-Transcom ne dément pas la possibilité d’un tel plan: «<Plusieurs idées ont été émises dans ce sens-là. Le mois de novembre risque d’être très chahuté. Nous passons à la vitesse supérieure ». Michel Abdissi de la CGSP-Cheminots réfute un tel projet à ce stade: «Nous avons un exécutif national ce jeudi. J’attends que les instances donnent une série de pistes pour réagir».
Un dossier à lire dans nos éditions de ce jeudi