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Mouscron : la taxe «paninis» reste inchangée, mais ne sera pas.... appliquée

Le texte sur la taxe de 800 euros sur les plats chauds à emporter ne sera pas modifié en faveur des sandwicheries, contrairement à ce qu’avait annoncé le bourgmestre après la levée de boucliers des gérants. « Nous avons planché sur le sujet pendant trois heures avec les juristes de la ville », confie Alfred Gadenne. « Il s’avère que nous ne pouvons pas changer le texte sans motif valable ». Mais, s’empresse-t-il de préciser, « la taxe ne sera pas appliquée aux sandwicheries, comme c’était le cas lors des années précédentes ». Les gérants de friterie qui, eux, devront continuer à s’acquitter de ladite taxe ne risquent-ils pas de ruer dans les brancards, estimant qu’il y a deux poids, deux mesures pour le même texte ? « C’est un risque », convient le bourgmestre. « Mais alors on trouvera autre chose »…

Flash-back. Il y a quelques semaines, un agent recenseur passait dans les différents sandwicheries pour expliquer aux gérants qu’ils devraient eux aussi s’acquitter de la taxe sur les plats chauds à emporter au même titre que les friteries. Cela touchait les sandwichs chauds ou les « panini », d’où le nom de taxe « panini » . Cela avait provoqué un véritable tollé, car les gérants estimaient avoir été pris par surprise pour quelques sandwichs chauds par semaine. Le bourgmestre avait promis de réexaminer le texte, ne fût-ce que pour enlever les sandwichs de la liste des repas chauds à emporter. Mais cela n’est pas possible sans porter atteinte au fondement même de la taxe, nous a expliqué Alfred Gadenne sur foi du conseil des juristes de la Ville. Par conséquent, il a été décidé de maintenir le texte en état, mais de ne pas l’appliquer aux sandwicheries. « Comme c’était le cas auparavant, avant que l’agent recenseur n’aille dans les différents commerces », rappelle-t-il.

Maintenant que les gérants des friteries savent qu’ils seront pratiquement les seuls touchés par la taxe, ne vont-ils pas monter au créneau à leur tour en criant à la discrimination ? La commune a décidé de courir le risque. « On trouvera autre chose », prévient Alfred Gadenne, si jamais la ville est obligée de renoncer à cette fameuse taxe. Car, rappelle-t-il, cette taxe a pour objectif de compenser les dépenses engendrées pour le maintien de la propreté en rue, notamment pour le nettoyage des environs immédiats des friteries.

Sudinfo

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