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Et Dragone recréa la Bluebell girl pour le Lido

Hier, le Lido a levé un coin du voile sur sa nouvelle revue, annoncée pour le 2 avril 2015.

« Après avoir visionné les plus beaux spectacles du monde, j’ai su que Franco Dragone serait capable de susciter le rêve et l’émerveillement », déclare Nathalie Bellon-Szabo, présidente du Lido de Paris et directrice de Sodexo Sport & Loisirs (un groupe qui pèse 18 milliards d’euros).

La dernière représentation de la revue « Bonheur » (qui dure depuis 10 ans à raison de 2.200 spectateurs par jour) aura lieu ce 2 décembre. Ensuite, le célèbre cabaret des Champs-Elysées sera fermé pendant 4 mois pour une métamorphose totale. L’intégralité de la machinerie (150 tonnes) sera démantelée. L’établissement sera intégralement relifté pour accueillir la nouvelle revue. Coût total : 25 millions d’euros, dans l’espoir d’augmenter le chiffre d’affaires du Lido de 30 % d’ici trois ans. Comment respecter la tradition tout en insufflant de la modernité ? Jusqu’où pousser l’audace sans dénaturer l’âme des lieux et des artistes ? Humble mais avant-gardiste, Dragone a su s’entourer des meilleurs pour faire éclore la plus délicate des fleurs, vedette centrale de sa revue : la Parisienne. Jean Rabasse, le scénographe, a été deux fois oscarisé. Le costumier Nicolas Vaudelet travaille pour les plus grands couturiers et… pour Madonna. Le français Benoît-Swan Pouffer a dirigé sa propre compagnie de ballet à New-York.

15 chansons de Saule

La musique a été confiée à Yvan Cassar. Enfin, l’écriture des 15 chansons qui ponctueront le spectacle, revient au chanteur Saule, originaire de Mons. Son travail apportera profondeur et poésie au futur spectacle.

Pour le concevoir, Dragone s’est intéressé à ce qui fait l’essence même de la Parisienne, « Pas Soumise, Pas Sereine ». Le pitch ? Une jeune femme s’enfuit de sa chambre, sous les toits de Paris et part à la découverte de la Ville Lumière, avant de devenir la meneuse de la revue du Lido. Elle réincarne la Bluebell girl dans toute sa splendeur : grande, élégante, artistiquement dénudée et dotée d’une personnalité farouche.

Pour la première fois, les Bluebell vont habiter leur rôle en chantant et en dansant. Les différents tableaux de la revue s’inspirent d’un Paris à la fois éternel et sublimé. Et l’intervention des nouvelles technologies autorisera des effets époustouflants. «  En fait, c’est une revue de la revue » résumait hier Franco Dragone, en direct skype depuis Wuhan en Chine, où son nouveau spectacle sera inauguré dans 22 jours. Du Lido au… plus grand théâtre du monde en forme de lanterne chinoise.

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