Bientôt 8 nouvelles éoliennes entre Mons et Quévy?

Il s’agit, en réalité, d’une extension du parc éolien existant qui comprend déjà neuf éoliennes à cheval entre les deux entités. « Le projet était déjà à l’étude et nous avons décidé de le mettre en suspens, » explique Benoît Mat pour la SA Ventis. « Nous souhaitions prendre en considération d’autres modèles d’éoliennes à la morphologie différente. Nous avons donc dû lancer une étude supplémentaire afin d’évaluer l’impact paysager. »

Entre-temps, le gouvernement wallon a adopté son nouveau cadre de référence en matière d’éoliennes, censé mieux protéger la qualité de vie des habitants et la biodiversité. Ventis a par conséquent attendu de connaître l’évolution de la législation avant de réintroduire son dossier.

Concrètement, les citoyens de Mons et de Quévy – mais aussi ceux d’Estinnes – ont jusqu’au 20 janvier 2015, date de clôture de l’enquête publique, afin de consulter le dossier auprès de leur administration communale et d’émettre un avis. La procédure suivra ensuite son cours.

Cette extension ne devrait, en tout cas, a priori pas connaître la même opposition que le projet de construction de quatre éoliennes à Blaregnies contre lequel la commune et les citoyens se battent depuis plusieurs mois. Aux dernières nouvelles, il restait d’ailleurs à la Région moins de 90 jours pour émettre un nouveau permis – ou pour renoncer à l’accorder- après que le Conseil d’État ait cassé la décision favorable du ministre Philippe Henry. « Ici, l’impact pour le citoyen est quasi nul, » a estimé le premier échevin Eric Dieu. « On ne se trouve pas dans une zone d’habitat. La première maison est à plus de 800 mètres. On voit donc d’un meilleur œil ce type de projet. On verra à l’issue de l’enquête publique, quel accueil la population réservera à ce projet. S’ils se manifestent, on avisera. Mais, sans présumer de l’avis des autres membres du collège, on pourrait se prononcer positivement. »