Philippe, bijoutier à Charleroi: «C’est la galère pour trouver une assurance!»

Début de l’été 2014, plusieurs individus se sont introduits dans son magasin et y ont dérobé tout ce qu’ils pouvaient. Au lendemain de l’incident, Philippe Haegeman fait alors appel à son assurance.

« Je les ai contacté et deux semaines après, ils m’ont envoyé une lettre m’indiquant qu’ils voulaient résilier notre contrat et que j’avais trois mois pour trouver une autre assurance », explique le bijoutier. « Je ne comprends pas. Si l’on prend une assurance c’est justement pour nous protéger des aléas de la vie. Que ce soit le ciel qui vous tombe sur la tête ou un simple vol… »

Philippe a été victime de bris de vitre et d’enseigne lumineuse et puis d’un bus qui a accroché la toile de son magasin quelques mois auparavant. La liste devenait trop longue pour son assureur, ils l’ont laissé tomber. Et le bijoutier de la rue de l’Eglise n’est pas aux bouts de ses peines.

« Ils ont mis près de 4 mois à me rembourser. Le total des articles volés s’élevait à plusieurs milliers d’euros. Ils ont cherché la moindre faille pour éviter de m’indemniser. Pendant 4 mois, je n’ai pas pu racheter de marchandise. » Nous avons tenté de contacter l’assurance en question, mais impossible de joindre qui que ce soit en cette période de vacances.

Impossible de trouver un assureur

Dans l’incompréhension face à la décision de son assureur, le bijoutier se retrouve maintenant sans assurance et peine à trouver quelqu’un d’autre pour le couvrir en cas de sinistre. «  J’ai contacté plusieurs assurances et ils ont refusé de me couvrir, vu mon passif. Pourtant, je n’étais responsable d’aucun des sinistres dont j’ai été victime. J’ai finalement trouvé une assurance, mais à cause de mon profil les franchises sont tellement élevées que je ne vois même plus l’intérêt d’être assuré. Je passe d’une franchise de 200 euros à 3000 euros », indique Philippe Haegeman. En plus des prix exorbitants que proposent les assureurs, les conditions à remplir au préalable sont très contraignantes pour le bijoutier. «  Avant de pouvoir signer un contrat avec cet assureur, je dois remplir un panel de conditions impressionnant. Je vais par exemple devoir changer tous les châssis de la vitrine pour qu’ils puissent être adaptés au vitrage blindé conseillé par la société d’assurance. »

En attendant, Philippe vit dans l’incertitude depuis la décision de son assureur.

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