En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsPermis de conduire Accueil

Amnesty International demande la libération du Saoudien Raif Badawi condamné pour avoir insulté l’islam

À l’appel d’Amnesty International Belgique, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées jeudi à 11h00 devant l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Bruxelles pour réclamer la libération du blogueur saoudien Raif Badawi.

Des haut-parleurs ont diffusé des sons de coups et des cris de douleur en direction de l’ambassade d’Arabie saoudite.

Raif Badawi a été condamné le 7 mai dernier à 10 ans de prison et à 1.000 coups de fouet pour avoir « insulté l’islam » sur son site « Libérez les libéraux saoudiens ». Ce dernier a été fermé. Sa sentence est assortie d’une interdiction de voyager pendant 10 ans à l’issue de sa peine, d’une interdiction d’utiliser les médias et d’une amende d’1 million de riyals saoudiens, soit environ 226.000 euros. La cour d’appel de Djedda a confirmé sa condamnation le 1er septembre.

Raif Badawi était initialement inculpé d’apostasie, infraction passible de la peine de mort en Arabie Saoudite. Son avocat Waleed Abu al Khair a également été envoyé en prison en raison de son militantisme pacifique.

La sentence de Raif Badawi est exécutée sur base de 50 coups de fouet consécutifs à intervalles d’une semaine. Il a été flagellé une première fois en public après la prière du 9 janvier dernier, devant la mosquée Al-Jafali à Djedda.

« Un représentant officiel de l’Arabie saoudite était présent à la marche de dimanche passé à Paris », rappelle Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International. « La flagellation constitue une violation de l’interdiction absolue de la torture. »

Quant à la condamnation par les Etats d’une critique sur la religion, il souligne qu’il y a actuellement « un lobbying pour obtenir l’élaboration de lois contre le blasphème ». « Le grand danger derrière cela est d’éliminer toute opposition politique. (…) On ne peut pas être d’accord avec des lois qui sont en contradiction avec les droits fondamentaux, même si elles sont élaborées au nom de principes religieux. »

Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale