Frank Samson incarnera Napoléon lors du Bicentenaire: «je m’y prépare depuis dix ans!»

Depuis lundi, nous savons que vous incarnerez Napoléon lors du Bicentenaire. On peut deviner votre satisfaction…

Bien entendu, je suis très heureuxt. Mais je le savais déjà depuis un moment. Vous savez, un tel événement demande une énorme organisation. Il n’y a pas que le choix de l’Empereur, il faut aussi choisir tout l’État-Major, les commandants… (NDLR : les noms des reconstitueurs qui incarneront le Duc de Wellington, le Prince d’Orange et le Maréchal Blücher seront annoncés dans les prochaines semaines).

Qu’est ce qui vous fascine chez Napoléon ?

J’ai toujours eu un grand intérêt pour l’Histoire. Napoléon savait tout faire. Comme Mozart est un virtuose du piano, Napoléon était un virtuose socio-politique. Il est à Moscou, il envahit un grand pays, mais en même temps, il édite des arrêtés pour la France. Il a construit une situation juridique en France. C’était un génie politique inégalé.

Depuis combien de temps vous préparez-vous à cet événement ?

Depuis que j’ai commencé à incarner Napoléon il y a dix ans, car je savais que le Bicentenaire n’était pas loin. J’ai d’ailleurs déjà fait le Bicentenaire de la Bataille de Leipzig en 2013 et des Adieux à Fontainebleau en 2014. Il y avait 40.000 personnes !

L’ampleur de l’événement ne vous fait donc pas peur ?

Non, je suis habitué, je joue ce rôle depuis dix ans. Ce qui est vrai, c’est que ce rôle est très fatigant, il y a beaucoup de contraintes, vous êtes très observé. Comme j’ai le rôle du souverain, je me promène en permanence avec des gardes du corps. Et je ne suis pas mécontent quand le dimanche arrive.

Vous ressentez déjà l’engouement autour du Bicentenaire ?

Oui, et c’est justifié. Par exemple, lundi soir, j’ai reçu un message d’une Australienne qui disait qu’elle était contente et qu’elle viendrait d’Australie pour voir la reconstitution. Faire Australie-Belgique, ça prouve l’intérêt pour l’événement. De ce point de vue-là, je tire d’ailleurs mon chapeau à la Belgique. Elle exploite intelligemment l’épopée impériale. On peut dire que les Belges sont plus actifs impérialement, l’implication est plus forte qu’en France, où, à part quelques municipalités, l’épopée impériale est peu mise en valeur.

Retrouvez l’interview dans son intégralité dans La Capitale Brabant wallon de ce mercredi 21 janvier 2015