Waterloo: le bicorne de Napoléon revient sur les terres de son dernier fait d’armes

Difficile d’estimer leur valeur marchande mais leur intérêt historique est sans réelle limite… En mars prochain, le bicorne de Napoléon reviendra à Waterloo, là où il connut son ultime défaite. Dans le cadre d’une exposition temporaire, le Musée Wellington a en effet conclu un partenariat avec les Musées de Sens, en France, propriétaires du célèbre chapeau. « Ce sont les deux seules pièces que nous possédons. Après, nous avons une série de souvenirs napoléoniens mais qui n’ont rien à voir à côté du bicorne et du costume », nous explique-t-on aux Musées de Sens.

Via un transporteur spécialisé

C’est le Musée Wellington qui va affréter un transporteur spécialisé pour venir chercher les pièces en Bourgogne, à environ 100 kilomètres au sud de Paris. « On va les convoyer et assister au déballage afin de s’assurer que toutes les mesures de sécurité et de conservation sont respectées. Nous ne connaissons pas la valeur de ces biens mais ses aspects historique et symbolique sont sans commune mesure. Et c’est justement ce qui nous intéresse. »

Mais comment un tel trésor a-t-il pu arriver dans la collection des Musées de Sens ? « À son retour de Waterloo, Napoléon avait déposé son bicorne chez son chapelier (NDLR : la maison Poupard & Delaunay à Paris) afin qu’il le restaure. Mais il n’est jamais venu le rechercher. Plus tard, la petite fille de ce même chapelier a épousé le général Duchesne, qui nous l’a légué à son décès. » Ce don remonte à 1918 et était accompagné d’une notice qui certifiait son origine d’après nos confrères de l’Yonne républicaine.

Les deux pièces seront présentées au Musée Wellington lors de l’exposition, baptisée « Destins croisés », qui débutera le 21 mars 2015 pour se finir le 31 juillet de la même année. Les quatorze salles lui seront entièrement réservées.

Retrouvez le commentaire d’Etienne Claude, directeur du Musée Wellington, dans La Capitale Brabant wallon de ce mardi 27 janvier 2015