La Belgique a déjà payé 300.000 euros de dommages-intérêts à des internés

La semaine passée, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné une nouvelle fois la Belgique pour l’enfermement de personnes internées dans des prisons. Le ministre attend une amélioration de la situation grâce au nouveau Centre de psychiatrie légale de Gand et celui qui est annoncé à Anvers, ainsi que de l’extension possible de capacité à Paifve.

Dans les derniers jours de la législature précédente, le parlement a approuvé une loi à l’initiative du sénateur Bert Anciaux, qui réforme l’internement, en prenant comme principe central les soins apportés aux internés. Son entrée en vigueur est prévu au début de 2016 mais impliquera un travail de préparation important pour éviter que ne se créent des problèmes, a expliqué M. Geens. Le ministre a mis sur pied un groupe de travail qui se penchera sur les «dispositions imprécises» de la nouvelle loi.

Selon Mme Becq, l’enfermement d’internés dans les prisons coûte chaque année 40 millions d’euros aux caisses de l’Etat. Cet argent serait mieux utilisé s’il était investi dans de nouveau centres de psychiatrie légale ou dans les hôpitaux psychiatriques.

Dans l’opposition, Mme Lalieux a mis le ministre en garde contre l’encadrement insuffisant dans les centres existants. A Paifve, un psychiatre est présent 24 heures par semaine alors qu’il s’agit d’un centre spécialisé pour interné.

«On sait que l’encadrement dans les centres de défense sociale et dans les prisons, d’un point de vue psychologique et médical, est insuffisant», a-t-elle souligné.