Waremme: la piscine va devoir fermer plus de 6 mois

Les autorités communales ont reçu les responsables d’Infrasports, l’organisme wallon qui subsidie les travaux. Elles y voient désormais beaucoup plus clair sur le déroulement du chantier de la piscine. « En fait, on ne parle plus de phases mais bien de dossiers », explique le bourgmestre Jacques Chabot. « Celui qui concerne la rénovation du sol et celui de la réfection de la toiture. Le premier peut être lancé quand la Ville le veut. Ce sera sans doute aux vacances de Pâques. Il concerne la réfection des bétons de structure, celle des plages avec leur recarrelage, le traitement des sols des vestiaires, l’isolation de ces derniers mais aussi le placement d’un nouvel éclairage et d’un nouveau système de ventilation. Le tout coûtera 1.278.431 euros TVAC et nous bénéficierons d’un subside de 1,1 million. Malheureusement, il va falloir fermer totalement l’accès aux bassins durant la durée des travaux, soit six mois. J’avais espéré pouvoir ouvrir durant certaines périodes mais ce n’est pas possible. Il y aura un manque à gagner pour le centre sportif mais aussi pour la gérante indépendante de la cafétéria. Nous ne pouvons pas faire autrement. »

Une fermeture qui devrait même dépasser les 6 mois puisque la Ville espère pouvoir enchaîner avec la rénovation de la toiture dès la fin du premier chantier.

« Ce 2e dossier n’est pas totalement finalisé », poursuit le mayeur. « Tous les documents administratifs et techniques sont rentrés à Infrasports. Il manque la décision du conseil communal pour concrétiser le projet, et le permis d’urbanisme. Le dossier sera donc présenté au conseil du 9 mars prochain et envoyé dès le lendemain. Le permis, lui, devrait être obtenu deux mois plus tard. Il faudra alors la signature du ministre Collin. Je pense donc qu’au bout des six mois du premier dossier, nous pourrons entamer le second. Il faudra alors effectivement fermer la piscine quelques mois supplémentaires »

Dans ce cas, les bassins waremmiens ne devraient donc pas être accessibles avant début 2016. D’ici là, il faudra trouver des solutions pour les clubs et les écoles qui fréquentent cette piscine quadragénaire. « On va y réfléchir », a assuré le bourgmestre.

L’échevin des sports, quant à lui, se dit tenu à l’écart du dossier. « Tout semble être géré par le bourgmestre et le chef des travaux de la Ville. Je ne suis pas convié aux réunions. Je leur laisse donc le soin de tout mettre en place… », confie un Albert Gérard un peu amer. Véritable tension ou simple incompréhension ? Une chose est sûre, rien n’aura été épargné à ce dossier piscine !