7 minutes pour laver un résident du home et 2 minutes pour l’aliter: grogne à la résidence Clos sur la Fontaine de Liège

Cela fait trois ans que Rachida travaille au Clos sur la Fontaine. Cette infirmière a donc vécu le rachat de la maison de repos par Orpea. Rachida est sans appel : c’était mieux avant !

« Nos conditions de travail sont inhumaines. Je m’occupe d’un service où se trouvent des patients Alzheimer ou atteints de troubles du comportement. Ils peuvent être dangereux pour eux-mêmes et pour les autres. Mais malgré cela, nous ne sommes que deux pour 25 patients. Ce n’est pas assez » dénonce Rachida.

Même son de cloche du côté de Brigitte, l’aide-soignante. Pour elle, le rythme de travail est tout bonnement intenable. « À cause du manque de personnel, on doit agir le plus rapidement possible. Concrètement, cela veut dire qu’on dispose d’une minute par patient pour la collation, de deux pour les mettre au lit et seulement de sept minutes pour les soins de toilette. C’est beaucoup trop peu » s’indigne Brigitte.

Pourtant, ils y mettent le prix : certaines suites se louent en effet 110 euros par jour !

Brigitte vit très mal ce rythme effréné qui lui est imposé. « J’ai choisi ce métier pour pouvoir soigner des gens, et je n’ai pas le temps de le faire » déplore-t-elle. Outre le surmenage, le personnel de la maison de repos doit aussi faire face au manque de matériel. Selon Rachida, « On n’est qu’au début du mois et il ne reste déjà plus qu’un seul kit à pansements ».

Plus d’informations à ce sujet dans La Meuse édition Liège de ce mercredi, ainsi que dans nos éditions numériques, sur http://num.sudinfo.be