Voici pourquoi les otages de l’EI restent impassibles lors de leur exécution (vidéo)

Saleh est donc un interprète qui a fui Daech pour la Turquie. Il s’est confié à Sky News. « On devait faire croire aux otages qu’on allait réaliser une vidéo avec leur fausse mort. Et ce, plusieurs fois. À la fin, les prisonniers avaient tellement l’habitude de participer à des fausses décapitations que, quand c’était vraiment pour « du vrai », ils n’avaient pas peur… »

Il poursuit : « Moi, en tant qu’interprète, je devais les rassurer : leur dire qu’il n’y avait pas de souci, que c’était juste pour une vidéo. Qu’on ne leur en voulait pas eux personnellement, mais à leur gouvernement. À la fin, ils nous croyaient… »

Deuxième stratagème : leur donner un nom arabe. Il prend l’exemple du photographe japonais Kenji Goto. « Il a été rebaptisé Abu Saad. Donc, quand les membres de l’EI lui parlaient, il était en confiance ».

Selon lui, ce sont donc ces deux raisons qui expliquent le fait que les otages ont l’air « impassibles » lors de leur exécution. « Pour eux, c’était encore une mise en scène. Comme les fois précédentes. Sauf qu’ici, c’était pour du vrai… »