Christian Driessens, un Belge de 59 ans, tué dans le crash de l’Airbus en France: "C'est atroce: pendant huit longues minutes, il s’est vu mourir"

Né à Kinshasa en 1954, Christian Driessens était revenu en Belgique en 1960, avait vécu à Couvin et à Mons avant de quitter le pays par amour. Le Belge avait en effet décidé de poser ses valises à Palleja, à 25 km de Barcelone, après être tombé amoureux de Monserat Domingo, une Catalane dont il a fait la connaissance au cours de ses études d’interprétariat.

De leur union, sont nés trois garçons, âgés de 31 à 17 ans: Carlef, Marc et Marti qui, lui, vit à Düsseldorf. Mais le couple a également eu trois petits-enfants qui font leur fierté.

«C’était un homme formidable, pour qui la famille comptait plus que tout», raconte Sandrine Driessens, avant de fondre en larmes. Nièce mais aussi filleule de la victime, elle est inconsolable ce mardi, ne comprenant pas comment un tel drame a pu se produire. Depuis plus de 30 ans, ce quinquagénaire avait pris l’habitude de voyager en avion dans le cadre de son métier d’Export Manager. «Il était toutes les semaines dans un avion pour le travail. Mais il faut bien reconnaître que, dans la famille, nous sommes des oiseaux: les Driessens sont des globe-trotter qui adorent voyager.»

C’est d’ailleurs cette connaissance des avions qui, à présent, donne froid dans le dos à la nièce de la victime. «Mon oncle a certainement su qu’il vivait ses derniers moments et c’est très dur d’entendre que la descente de l’avion a duré huit minutes. Car pendant huit longues minutes, il s’est vu mourir. C’est atroce! Je n’ose pas non plus imaginer l’horreur des parents qui ont tenté de protéger leurs bébés dans cet avion», ajoute Sandrine, qui tient à avoir une pensée pour les familles des autres victimes.

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