Pierre George, président des jeunes cdH à Huy-Waremme: «Je n’irai jamais sur la même liste que mon père»

Pierre George, vous êtes très engagé mais peu connu du grand public. Une volonté de votre part ?

J’aime travailler dans l’ombre, je ne suis pas très médiatique. Je préfère faire passer, s’il y a moyen, des jeunes talentueux devant moi. Et il y en a beaucoup ! Je ne me suis présenté qu’aux élections provinciales en 2012, je poussais la liste. En 2014, les élections tombaient en plein milieu de mes examens d’expert comptable (il tient un bureau à Huy NDLR), ce n’était donc pas compatible.

Quid de l’avenir ? Vous êtes Hutois, pourquoi ne pas tenter votre chance aux communales en 2018 ?

Je ne serai jamais sur la même liste que mon papa. Je trouve que ça ne se fait pas. Chez nous, on sépare famille et politique. On ne parle quasiment pas de politique avec mon père. On partage évidemment les mêmes valeurs et le même engagement mais chacun trace son chemin. Lui est mandataire, moi militant. La Ville de Huy, c’est toute sa vie, il est à fond dans ses projets. Je crois qu’il se représentera en 2018. J’aime forcément le Condroz, Huy, la Hesbaye mais je ne souhaite pas reprendre le flambeau de mon père.

Être « fils de », un handicap en politique ?

Bonne question... Ce n’est pas un inconvénient et je ne compte pas en tirer un avantage. Il faut en tout cas prouver beaucoup plus que les autres.

Après avoir claqué la porte du cdH, Sébastien Dirick a été accueilli à bras ouverts par le ministre libéral Hervé Jamar. N’est-ce pas un camouflet pour vous ?

Il a fait son choix, je ne commente pas. Je n’ai plus de contact avec lui depuis un an. La politique, c’est comme une course de vélo, elle se joue en équipe et il y en a un seul qui gagne. Quand on refuse de faire campagne avec certains jeunes, on s’exclut soi-même. Deux, trois autres n’ont pas joué l’équipe à 100 % pendant la campagne, ils devraient se remettre en question ou quitter le parti eux aussi. Il y a un vivier de jeunes talents au cdH, dont beaucoup ont fait mieux que Sébastien aux dernières élections.

La suite de l’interview politique dans le journal La Meuse de ce mardi.