Le remplaçant intérimaire de Philippe Mettens nommé: René Delcourt, conseiller communal à Héron

La semaine dernière, Philippe Mettens a été informé, par le biais d’un e-mail, que son mandat en tant que président du comité de direction du SPP Politique scientifique ne serait pas renouvellé. La raison ? Sa fonction est appelée à disparaître avec l’intégration de Belspo dans un SPF. Ce remaniement a été décidé par la secrétaire d’Etat Elke Sleurs.

Cette décision, jugé arbitraire par l’intéressé, a été largement commentée dans les médias. Presque au même moment, un appel à candidature a été publié sur les sites du moniteur et du Selor.

Selon le journal Le Soir, c’est René Delcourt qui va prendre les commandes de Belspo. Le conseiller communal à Heron était le directeur général Budget&Finances pour Belspo. L’homme était l’ancien conseiller de Sabine Laruelle, alors ministre de la politique scientifique, et fut également le bourgmestre de Héron.

Mettens introduit un recours au conseil d’Etat

Peu satisfait des explications d’Elke Sleurs, Philippe Mettens, le président déchu, s’est accroché à son poste. Dans un sujet diffusé dans le journal de la RTBF, on y voit Philippe Mettens dans son ancien bureau. Par le biais d’un huissier, Elke Sleurs lui a intimé de quitter les lieux. Selon le journal Le Soir, les membres du personnel ont été informés de l’arrivée de René Delcourt en tant que président intérimaire.

Plus tôt dans la journée, Philippe Mettens a communiqué sa décision d’introduire un recours au conseil d’Etat pour faire la lumière sur les réelles décisions qui ont motivé son éviction.

« J’ai introduit un recours en extrême urgence auprès du Conseil d’Etat parce que la décision de la secrétaire d’Etat est entachée d’irrégularités », a-t-il affirmé à l’agence Belga, en espérant une première décision de cette juridiction «d’ici la fin de la semaine ».

M. Mettens a ajouté avoir saisi le tribunal de première instance pour obtenir le droit de récupérer ses effets personnels au siège de Belspo, situé avenue Louise à Bruxelles en affirmant refuser de «quitter le navire».

Étiqueté PS, il a rappelé qu’il avait fait l’objet d’une mention «très bon» lors d’une récente évaluation et laissé entendre qu’il était candidat à la direction de la nouvelle administration qui doit succéder à Belspo - une mesure contenue dans l’accord de gouvernement de l’équipe Michel 1er.