Cette bande de malfrats a commis de nombreux braquages en région liégeoise: voici la carte...

Les premières constatations étaient sans appel, Hassan avait été tué de trois balles tirées en pleine tête puis jeté dans le canal. Voilà qui ressemblait fort à une exécution.

Hassan Azinfou était bien connu des autorités judiciaires liégeoises. En mai 2006, il était alors âgé de 25 ans, il avait été condamné à huit ans de prison pour une douzaine de braquages, entre 2002 et 2004, dans des banques de la région liégeoise. Ses quatre complices avaient, eux, écopé de peines un rien plus légères : cinq et sept ans de prison.

Au total, les cinq condamnés, tous issus du quartier Saint-Léonard à Liège et de Cheratte, avaient mis la main sur un butin légèrement supérieur à 1.600.000 euros. La bande avait fait des banques son terrain de chasse avec une prédilection pour les agences Dexia :

Lorsque la bande opérait, entre 2002 et fin 2004, un modus operandi revenait systématiquement : le « early morning ». Les malfrats, qui ne se déplaçaient jamais sans leur jerrycan d’essence, attendaient l’arrivée du premier employé sur place avant de le braquer. Sous la contrainte, l’agent ouvrait les locaux et désactivait l’alarme.

Un complice armé d’une mitraillette arrivait en renfort et, peu à peu, maîtrisait les autres membres du personnel qui arrivaient pour prendre leur service. Les gangsters à l’intérieur de l’agence restaient en liaison radio avec un complice dans une voiture, généralement volée, stationnée à proximité de l’agence. Ensuite, pour opérer sans trop de stress, ils affichaient, sur la porte d’entrée, une pancarte « agence fermée pour cause de panne informatique ». Ainsi, ils ne risquaient pas d’être dérangés par des clients qui, devant l’affichette, rebroussaient chemin.