Couvin: Joseph a fait une étape à Mariembourg ce lundi dans son périple en hommage à son père, Théo

Gilet fluo, casque vissé sur la tête, Joseph Aulnette est arrivé aux alentours de 18h sur la place de Mariembourg, ce lundi. Et c’est qu’il avait un comité d’accueil. Outre sa femme, son frère et sa belle-soeur, Raymond Douniaux, le mayeur, ainsi que Monique Dubois, son hôte couvinoise, l’attendaient de pied ferme. Et sa visite dans la cité couvinoise ce n’est pas du tourisme. En effet, ce breton de 66 ans originaire de La Bosse-de-Bretagne marche, enfin, pédale sur les traces de son père, Théophile. Théo est né en mars 1910. « Ma sœur et un de mes frères sont nés avant la guerre. Il y a eu deux nichées », sourit Joseph, cet ancien maire de Rannée, en Bretagne. La Seconde Guerre mondiale, voilà l’histoire de la famille. Théophile Aulnette a été appelé à 29 ans par l’armée française en 1939. « Il y restera 2.058 jours, jusqu’à ses 35 ans. » Parti le 3 septembre 1939 d’Argentan, il sera libéré le 1er avril 1945, à l’âge de 35 ans.

70 ans plus tard, le 1er avril 2015, il a enfourché sa bécane pour un périple de plus de 2.000 kilomètres sur les traces de son père. 24 jours en Allemagne, en France, en Belgique pour revivre le calvaire de son père. Ce lundi soir, il a fait étape à Mariembourg, où son père a dormi à la Briquetterie la nuit du 31 mai au 1er juin 1940. Ce mardi soir, c’est à Gedinne qu’il était.

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> Une information à lire dans la Nouvelle Gazette Entre-Sambre et Meuse de ce mercredi 15 avril ou via notre édition numérique.