Ces soigneurs de Pairi Daiza sont les stars de la TV

« La dernière fois, j’ai été mangé à la mer et on m’a dit : tiens, c’est vous le soigneur qu’on a vu dans l’émission de Pairi Daiza ». Pour Olivier, la notoriété, c’est un peu nouveau.

Il faut dire que son quotidien au parc, avec celui d’autres soigneurs, est depuis deux semaines le sujet d’une émission-documentaire, « Expédition Pairi Daiza », qui passe tous les dimanches à 18h20 sur RTL TVI.

Aujourd’hui, nous vous présentons donc ces Wallons picards, soigneurs et stars éphémères de la télé.

1 Tania et Koen, un couple de Brugelettois d’adoption chez les Pandas

S’occuper des pandas stars, Hao Hao et Xing Hui, c’est un travail à temps plein pour Tania, qui vit dans le parc avec son mari Koen et leur fille Lola.

« On vit dans les anciens appartements des moines de Cambron », raconte Koen, Anderlechtois de naissance mais qui a vécu toutes les étapes du parc, de sa naissance il y a 19 ans sous le nom « Paradisio » à son développement incroyable.

Aujourd’hui directeur zoologique adjoint, l’homme est donc au plus près des animaux… et de sa compagne.

« Tania doit souvent se lever la nuit, pour soigner les pandas par exemple, donc c’est mieux d’être sur place ! », confie-t-il.

Sans compter que les deux Brugelettois d’adoption ont le cœur sur la main quand il s’agit d’animaux et n’ont pas hésité à recueillir une antilope, qu’ils surveillent nuit et jour. Cette dernière considère Tania comme sa maman d’ailleurs.

Pourtant, tout ne destinait pas forcément Tania et Koen à passer leur vie auprès des animaux.

« J’étais comptable de formation », continue l’homme âgé de 55 ans. Et que dire de sa compagne de 47 ans qui était secrétaire, et qui a largué sa vie d’avant suite à une publicité dans une boîte aux lettres…

2 Olivier, le Tournaisien fou de Pairi Daiza 

En 2004, Olivier Defert, élève au Collège de Kain (Tournai), découvre Paradisio. Une révélation.

« J’adorais les animaux car j’avais un voisin vétérinaire. Et j’ai découvert le métier de soigneur animalier au parc. Du coup, j’ai pris un abonnement et j’y allais tous les week-ends. Et aussi les mercredis après-midi, où je sautais dans le premier train venu », raconte le Tournaisien.

« En me baladant, j’ai donc tissé des liens avec les gens du parc, mais aussi les animaux. Et un jour, Koen m’a proposé un stage ». On est en 2007 ; le jeune garçon est donc aux anges, même si une fois le stage terminé, il doit poursuivre ses études loin de Brugelette et avec toujours les animaux dans un coin de sa tête.

Son rêve va finalement s’exaucer un jour de juin 2008, alors qu’Olivier « prépare » ses examens de rhéto... avant un coup de téléphone de Koen.

«  En fait, j’étais dans le parc à ce moment-la. Résultat, je suis allé dans son bureau et j’ai signé le contrat ! ».

Bref, de simple visiteur à soigneur, Olivier a grandi.

Aujourd’hui, à 24 ans, il s’occupe de la sphère « Oasis » ainsi que de la sphère tropicale. Et il soigne donc aussi bien les oiseaux tropicaux comme le toucan toco, que des Maki catta (lémuriens) ou des tortues géantes. Le jeune homme a appris tous les jours au contact de ces espèces. Et s’est donc formé sur le tas.

3 David, des dizaines d’animaux. chez lui à Houtaing (Ath)

C’est après des études d’agriculture et de technique horticole, à l’IPES de Tournai, que David Bataille rejoint Paradisio. Il y avait postulé plusieurs fois. « J’étais passionné par les plantes… et les animaux. Je rêvais donc de travailler au parc », signale David.

Une fois engagé, l’homme se signale très vite d’ailleurs. D’abord affecté à la sphère tropicale, il se distingue en s’occupant de la mini-ferme à l’entrée de Pairi Daiza, qu’il va remodeler à sa sauce.

«  J’y ai ramené quelques espèces : des nouvelles chèvres du Valais, de Rove, des anglo-nubiennes, mais aussi de nouveaux moutons, du Cameroun, d’Islande… ».

Il faut dire que le père de famille de 32 ans a lui-même ce type d’animaux chez lui à Houtaing. Et donc il ne sort jamais vraiment des bêlements… « C’est vrai, j’ai une deuxième vie, mais ça reste un plaisir ».

Le même que pour s’occuper des tapirs, avec lesquels il a noué une relation très forte. « C’est plus difficile avec les porcs-épics, qui sont moins sociables », relève l’Houtainois qui a en charge aussi les fourmiliers...

Autant d’animaux et d’histoires différentes à retrouver dans Expédition Pairi Daiza chaque dimanche en fin de journée. Assurément une belle publicité pour ceux qui font du parc une réussite.