Téléphoner en prison, c’est 46 euros pour une heure!

Quoi de mieux pour planifier une évasion qu’un GSM pour passer des contacts avec l’extérieur ? Cette interrogation semble justifier, à elle seule, l’interdiction des téléphones portables dans nos prisons. Pour les détenus, désireux de rester en contact avec leur famille ou leurs amis, des appels quotidiens et contrôlés sont permis. Problème : cela coûtera au détenu 75 centimes la minute pour contacter un proche sur son GSM.

Les raisons des tarifs prohibitifs dans nos prisons sont liées à la façon dont les installations téléphoniques ont été négociées avec une entreprise privée. En contrepartie, de l’installation cette entreprise a reçu le droit de percevoir le coût des appels facturés aux détenus. Apparemment ce tarif correspond au tarif Belgacom en vigueur au 12 décembre 2002. Et pour les appels internationaux, c’est encore plus flagrant. Le tarif fixé s’aligne sur le tarif fixé par Belgacom en 2002 dans les cabines publiques selon les destinations. Un système tarifaire totalement dépassé.

Voilà qui explique, pourquoi l’introduction frauduleuse de téléphone est légion dans nos prisons. Presque tous les jours des GSM sont retrouvés. Au vu des tarifs pratiqués, on comprend que la tentation de fraude peut-être élevée.