A six mois des 20 ans de l’arrêt football qui porte son nom, Jean-Marc Bosman est radié du CPAS!

Le 15 décembre, on fêtera le 20e anniversaire de «l’arrêt Bosman», du nom de la décision de la Cour européenne de justice qui permit aux footballeurs d’être des travailleurs comme les autres en libéralisant le système des transferts.

Par son combat, à l’époque, Jean-Marc Bosman a fait - et fait encore aujourd’hui - gagner des sommes astronomiques à certains footballeurs. Mais lui n’a cessé, depuis, de galérer. Une descente aux enfers qui vient de franchir une nouvelle étape, avec sa radiation de l’aide publique et la perte de son RIS (revenu d’intégration sociale).

Depuis plusieurs années, le Liégeois émargeait au CPAS dans sa petite commune d’Awans. Un peu plus de 570 euros par mois, qui lui permettaient de nouer les deux bouts. Et notamment de s’occuper de ses deux jeunes gamins qu’il accueille le week-end, dans la maison qu’il occupe avec sa maman âgée de 85 ans. Mais ce mardi matin, un courrier est tombé: Jean-Marc Bosman est radié du CPAS.

Pas assez à la recherche d’un job

«J’ai été appelé devant le conseil du CPAS le 3 juin dernier, devant quinze personnes», nous explique-t-il. «Ma maman est venue avec moi, la pauvre femme… On m’a dit que je n’avais pas assez de recherche d’emploi. Mais j’ai quand même 51 ans, c’est un problème aussi…»

Découvrez les réactions des protagonistes dans les journaux de Sudpresse ce mardi 10 juin ou à consulter vias nos supports numériques.