Une Braivoise poursuivie pour négligence envers ses chevaux

La descente des agents de la SPA et du SPF-Bien-être animal a eu lieu au cœur de l’hiver 2012-2013. Lors du contrôle, les fonctionnaires ont relevé une série de négligences : manque de lumière, ratio de nourriture insuffisante, absence d’abreuvoir automatique, litière inexistante pour certaines juments, maigreur des bêtes et surtout surnombre.

À cette époque, le troupeau de Chantal comprenait 39 chevaux, soit 20 de trop pour la taille de ses installations.

Un mois plus tard, en janvier 2013, c’est l’Afsca qui lui tombe sur le dos et lui inflige une première amende administrative de 150 euros, suivie en mars 2013 d’une seconde de 225 euros pour ne pas s’être mis en règle entre-temps.

Si aujourd’hui, Chantal se retrouve devant le tribunal c’est précisément parce qu’elle n’a pas payé cette seconde amende. Elle affirme avoir payé la première mais n’avoir jamais reçu la seconde.

Devant le tribunal correctionnel de Huy comme devant les agents du SPF-Bien-être animal, Chantal se défend d’avoir négligé le confort de ses animaux. « Les chevaux, c’est toute ma vie », lâche-t-elle. « Vous savez, j’en ai été malade de cette visite ».

Compte tenu de cette mise en ordre mais aussi de l’ancienneté des faits, le substitut du procureur du Roi n’est pas opposé à lui accorder une suspension simple du prononcé de la condamnation. « Maintenant, tout ce que j’espère, c’est que je n’aurai plus de contrôle », nous a-t-elle confié à l’issue de son procès. La Braivoise n’aspire qu’à une chose : vivre en paix au milieu de ses juments.